CHOIX D'UNE OPÉRATION DE CURE RADICALE. PRISCIPES DE MA MÉTHODE
Li) (liîterminant la métliode à laquelle il faut avoir recours pour oblenir la cure radicale, il n'est pas inutile (le faire remarquer cl bien spécifier que nous avons eu vue la hernie qui n'est pas étrangléo. Sans
fois est restée si remarquablement stérile, cela tient non seulement aux dangers qui étaient inhérents à la chirurgie d*autrefois, mais à l'erreur des auteurs qui se sont évertués à chercher un procédé unique applicable à tons les cas, plutôt qu'une méthode générale devant subir de fréquentes modifications ou mieu.v des adaptations aux cas particuliers si changeants dans toutes les variétés de hernies.
Aussi les procédés décrits sont multiples sans être complets. Les chirurgiens qui n'avaient qu'une expérience très restreinte se sont attachés à leur procédé sans pouvoir démontrer qu'il eût une grande valeur. Chacun des chirurgiens, en imitant son prédécesseur, se trouvait dans la nécessité de le modifier ou de le remplacer.
L'examen de cette innombrable kyrielle de procédés n'a aujourd'hui aucun intérêt pour un chirurgien qui veut établir une pratique sérieuse. Cette revue des choses du passé, qui peut, au contraire, avoir un intérêt historique, a, du reste, été très bien exposée dans une excellente thèse de concours de iM . le docteur Segond, et j'y renverrai volontiers (1).
La lecture de ce dernier livre montre même que je me place à un point de vue très différent de celui qui a été poursuivi par les chirurgiens qui m'ont précédé dans cette voie, puisque la méthode assez
(1) Paul Segond, Cure radicale de* hernies, thèse d'agrégation; Paris, 1883.