SUITES TRÈS SIMPLES
Le 3 juin, rétention d'urine et dyspaiîe; vomissemcnls abondants; douleurs testiatlaires très vives qui m'cessùetit Irots ou quatre injections de morphine.
Le 4 juin, quelques vomissemeQts ; les douleurs ont beaucoup diminué, mais le malade est abattu ; il peu! uriner seul.
Le îi juin, les douleurs ont complètement disparu ; il ne l'pste qu'un peu d'abattement.
Le 9 juin, premier pansement; la plaie a bon aspect; on enlève le drain et quelques points de suture.
Le 10 juin, le malade a un peu soulTert au niveau du loslicule; quelques coliques; on lui donne un lavement.
Le 11 juin, douleurs et coliques complbtemoDt (li^|iarues.
POUR ECTOPIE DOUBLE 419
Dans la région herniaire; masse dure bien solide; aucune impulsion.
Il ne subsiste aucune douleur^ le sujet est tout à fait vigoureux et tout semblable à un sujet qui n*aurait eu aucune hernie.
C'est là sans doute une des observations les plus complètes et les plus satisfaisantes qu'on puisse souhaiter.
. Il ne faut pas se dissimuler cependant qu'en faisant des essais exagérés de conservation du testicule, dans les cas d'ectopie testiculaire, on s'expose à quelques complications. La plus commune sans doute est constituée par la douleur que cause le testicule attiré et remontant vers lanneau inguinal externe. Le fait peut se présenter sans prendre un caractère définitif. A la longue, cette sensibilité du testicule disparait et tout rentre dans l'ordre. Le testicule qiii n'occupe pas tout à fait sa situation normale finit par s'accoutumer aux chocs et aux pressions, ou plutôt les cicatrices qui le tiraillaient s'étendent et Télat d'irritation du testicule cesse.
A force de vouloir conserver des testicules mal développés et mal placés, il peut cependant arriver des accidents plus sérieux. J'ai eu l'occasion d'observer ce fait sur un jeune sujet. J'avais réussi à isoler le teati-, cule ectopié dans la région inguinale. Je ne l'avais fait qu'au prix de dénudations énormes et sans me dis-