CAS DE NÉCROSE TESTICDIAIRE
simuler que la vitalité du testicule pourrai! bien (Mre singulièrement compromise. Les premiers jours qui suivirent l'opération ne firent observer aucune anomalie : suites régulières et sans fièvre. Puis, peu à peu, une certaine sensibilité se montra dans la région du testicule, la peau rougit sans élévation notable de température. Puis ceUe-ci, s'étant ulcérée, le testicule s'engagea dans la plaie, se mortifia et nous assistâmes à tous iea pliénomènes qui ont été décrits autrefois dans la formation du fongus bénin du testicule, sans inflammation toutefois et sans suppuration. Je puis affirmer que, dans la circonstance, il n'y avait eu ni suppuration ni symptômes infectieux ayant pu provoquer cette nécrose du testicule, La mort do l'organe, fort misérable d'ailleui's, s'était produite en conséquence de la suppression de ses vaisseaux et de
APRÈS EGTOPIE 421
Hernie inguinale congénitale droite ^ avec ectopte pariétale. — Cure radicale de la hernie. — Abaissement laborieux du testicule et fixation dans les bourses. — Nécrose du testicule. — Élimination sans suppuration ni fièvre.
Le 10 juin 1891 entre dans le service de M. Championnière, à l'hôpital Saint-Louis, un garçon de quinze ans, atteint d'une hernie inguinale congénitale droite, assez volumineuse. Le testicule, retenu dans le canal inguinal, y était absolument immobilisé et de volume médiocre, mais très sensible au toucher. Il occupait la partie moyenne de ce canal. Le sujet n'avait jamais porté de bandage. Malgré cela, sa hernie était très douloureuse. Ses douleurs étaient devenues intolérables depuis six mois.
M. Championniëre Topera le 25 juin 1891 ; le canal inguinal ayant été fendu dans toute sa hauteur, il découvrit le testicule petit et très solidement fixé tout en haut do ce canal.
Une portion d'épiploon très maigre fut attirée et réséquée avec deux fils de catgut (20 grammes).
Le canal péritonéal herniaire fut disséqué très haut dans le ventre et fermé pir une ligature double.
m CAS DE NÉCROSE TESTICDLAIRE
La séreuse péri-testiculaîre fut fermée avec trois (ils ; le lesllcule ne put ^'tre abaissé dans les bourses qu'ajin-s une dissection minutieuse réduisant le cordon ù peu près au canal déférent. MCme alors, il fallut encore exercer des tractions assez violentes pour lixer le testicule au fond des bourses sur le scrotum.
Il Otail encore évident qu'il y avait des tendances de l'organe à remonter. Si M. Championnière ne [ii-atiqua pas immédiatement la castration, ce tut qu'il voulut laisser h l'enfant toutes les chances de conservation de l'organe. II se réservait de l'enlever, sicctt's^aide conservation causait quelques douleurs on lai-ssait subsister quelque chose des douleurs aacicnnes.
Paroi musculo-aponévrotique fermée par onze s perdues; six crins de Florence sur la
APRÈS EGTOPIB 42«3
drain est sorti de la plaie ; section de quelques points de suture.
9 juillet, deuxième pansement; état parfait de la plaie ; ablation des derniers points de suture.
15 juillet, cicatrisation complète ; le malade se
lève.
20 juillet, il apparaît à la partie inférieure de la cicatrice une sorte d*escharc noire qui écarte en ce point les lèvres de la plaie en soulevant la cicatrice; on touche ce point au chlorure de zinc.
24 juillet, cette eschare a doublé de volume, elle a les dimensions d'une pièce de 1 franc.
31 juillet, examen ; toute Tescharc a été éliminée : c'était bien le testicule. 11 a été enlevé en totalité de la plaie; autour de lui, pas de suppuration à proprement parler ; sérosité louche humectant très légèrement les pansements.
Après l'élimination de cette eschare, la réparation de la petite plaie se fait avec une grande rapidité, car l'enfant sort guéri le 31 juillet.
Le sujet n'a, durant tout ce temps, accusé aucune douleur, car il n'a cessé de se lever tous les jours pendant Télimination de son testicule.
Il a été revu au mois de janvier 1892, avec une région bien solide et sans douleur.
DYSfNÊE DOtlLOUREUSB
- SENSATION DOULOCREUSE PBÉGonDULE.