POINT ABDOMINAL
On observe, chez un cerlaîa nombre de sujets, un accident peu grave qui n'est pas en relation avec la congestion pulmonaire et qui cependant se traduit aussi par une dyspnée assez intense avec ansiélé précordiale. Ce phénomôiic parait appartenir à la catégoriii des accidents nerveux. On le trouve chez les sujets très impressionnés par l'opération. On le rencontre surtout chez ceux qui ont subi do grandes résectians t^piploïques, chez les sujets obèses.
La dyspnée, le sentiment d'anxiéti5 précordiale.
BALLOIflfEXBKT ET PARASIE INTBSnNALE 42S
généralement indolores. Les sujets ont une véritable surprise de souffrir ausa'i peu. Les nausées chloroformii^ues constituent le plus grave inconvénient de l'intervention.
On pourrait discuter beaucoup sur les causes de ce point douloureux, le rapporter à la constriclion des nerfs, à l'irritation de grandes surfaces péritonéales, a des diflicullés de la circulation intestinale. Il est même possible que toutes ces actions se réunissent pour l'engendrer. Elle est peu commune, surtout dans une forme intense. La morpliine la calme 1res bien. Les évacuations intestinales contribuent aussi beau* coup à sa rapide disparition.
BALLONNEMENT INTESTINAL ET ARBÊT DES MATlÈaBS. CONSTIPATION ET RÉTENTION FÉCALE.
On peut rapprocher du phénomène précédent le ballonnement qui survient quelquefois avec défaut d'évacuation des gaz et arrf't d'évacuation des matières. C'est un accident de pou de durée, dans lequel une sorte de parésie intestinale joue un rôle. On peut même être surpris que cet accident soit si rare relativement au nombre consîdL'rable dos cas on l'intestin a été malmené et où des ligatures ont (-W- appostïes à une courte distance de l'intestin. Si l'on prend
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loules SCS précauLioDs, si l'on fall rapidemenl évacuer le sujet, si on le tonifie au besoin avec un peu d'alcool, ccsaccidenls s'elfaccnti-apidemenl et, dès le lendemain, il n'est plus question, ni de ces difGcuI* lés, ni des embarras respiratoires qu'elles engendraient.
Cependant,si les accidents primitifs d'cstr<>me ballonnement se dissipent d'ordinaire, on ne i^aurait se dissimuler que la question de la constipation et de la rétention fécale sont des clioses importantes.
La constipation ou, pour parler plus exactement, Vabsence des évacuations intestinales constitue un des ennuis immédiats des suites de la cure radicale. Il n'est pas rare, en efTet, d'éprouver de véritables difficultés pour ces évacuations, difficultés qui tiennent ii la position du sujet, à son immobilité, à l'absence
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imméiiiatement tous les sujels opérés. Le lavement et le purgatif imaiédiat, donnés peu d'heures aprôs l'opération, sont depuis longtemps un terme de ma pratique journalière. Ils nettoient la place, ils enlèvent toute gf ne, ils suppriment toutes ces tensions gazeuses (]ui sont si pénibles pour les opérés. Le bien-être du sujet qui a été purgé de la sorle (le purgatif étant souvent combiné fi un ou à plusieurs lavements pour faciliter ces évacuations], son bien-être, dis-je, est incontestable.
Il y a loin, comme on le voit, de là à la pratique de ceux qui donnent encore l'opium dans les suites des laparotomies, dans l'espoir singulier de paralyser l'intestin pour le tranquilliser. La g^ne des malades est alors considérable, et les suites un peu éloignées sont sans cesse troublées.
Dans le choix du purgatif, je suis assez éclectique. (Cependant, en dehors de l'huile de ricin, qui reste toujours un moyeu trôs précieus, je n'emploie gufre que les purgatifs salins, ne trouvant pas utile d'irriter inutilement l'intestin et de mexposer aux constipalions secondaires. Mais j'insiste sur ce fait qu'il ne faut pas, après l'opératioa. se contenter du purgatif des premiers jours, puis se désintéresser de cette question. Le purgatif doit être repris méthodiquement et souvent jusqu'à ce que la régularité soit rétablie dans les fonctions intestinales.
L'état de parésie de l'intestin qui se manifeste