APRÈS OVARIOTOMIE
non de Toperaiion^ mais dune situation antérieure, péritonite préexistante.
Son développement s'est fait d*une façon absolument insidieuse^ sans réaction aucune.
Malgré cela, les lésions étaient énormes et, si la laparotomie n'avait été faite largement avec des moyens puissants, son échec était certain.
Pour avoir, dans ces cas d'étranglement post opératoire, de bonnes chances de succès, il y a plusieurs difficultés à vaincre :
Il faut reconnaître la nature des accidents ;
Il faut intervenir à temps;
11 faut intervenir utilement.
La nature des accidents est, comme je Tai dé^à dit, fort difficile à déterminer. Au chapitre des complications, traitant de Tétranglement interne, j*ai indiqué les difficultés que les phases des suites opératoires comportaient. J*ai montré que le défaut de netteté dans les accidents d'étranglement rendait le diagnostic difficile au milieu des vomissements postopératoires, ou simplement au milieu des accidents intestinaux qui suivent si fréquemment ce genre
d'opération.
Jai dit aussi comment la pratique que j'ai adoptée
depuis longtemps de purger immédiatement mes opérés coupe court à toutes les incertitudes. J*ai beau*
iUlj LAPAHOTOUIK
iriiip ilu raistiiis pour adopter ccUe pratique. Mais celle-ci est une des raisons péremptoires : il faut, dès lu ilOliul, que la permiîabilitiî du l'intestin ait été coiiiitaléc.
Toiili'R les affirmations rclativiïs au danger de lu [intyalion, û l'irritation de l'iiitustin ou du péritoine, nir-nic toutes celles relatives aux inconvénients de la ilisti^'iisiou intestinale pour les laparotomies l'i venir, sont plutôt des suppositions théoriques. J'aî donné, comme meilleure preuve, six opérations faites dans ces cdiidilions avec succès.
En ce qui concerne la valeur si5méiologique des l'vacuuljons de rinleslio, il faut tenir grand compte de l'évacuation des gaz. Le passage de matières liquides ou même solides n'implique pas toujours la ("■riiir-ahililé suffisante de l'intestin. Il faut que les
la température ne doit pas être trop attendu. La persistance de vomissements et le défaut de passage des gaz comptent parmi les indications de premier ordre.
Le double jeu des purgatifs et des lavements irritants devra guider efficacement.
Pour le troisième point, l'intervention utile, il faut attacher un grand prix aux interventions larges, ù ces interventions qui ne coûtent pas à ceux qui sont rompus à la chirurgie abdominale. Il faut avoir passé par les difficultés qu'offrent toutes ces opérations pour se rendre compte de la nécessité de résolutions . vigoureuses et d'opérations hardies. Les demi-mesures conduisent à de tels embarras qu'il ne saurait en résulter de thérapeutique habituellement efficace.
L'opération doit être d'autant plus large qu'on trouvera les obstructions, résultant de lésions multiples et étendues, et que les adhérences constituées, mt^me tout récemment, seront souvent d'une dureté qui demande des manœuvres longues de dissection laborieuse.
Dans le dernier cas que j'ai cité [ovariotomie)^ des adhérences, qui ne dataient que de dix jours, ont dû élrc détachées aux ciseaux pendant une opération fort longue.
Dans la troisième observation, lors de la seconde oporalion, une anse repliée sur elle-m(*nie formait deux tubes accolés en canon de fusil et réunis avec une telle solidité que j'ai douté fort longtemps s'ils
468 LAPABOTOMIE
scraicnf sdparables, m^lme par une dissection adenlivc, et toute cette dissection a dû ^tre faite avec l'iiiâ trament trancliant.
La nécessité de voir dans ces ca? et d'empêcher une protrusion violente de la masse intestinale par un oriPicc <}lruit doit doue vous mener à faire de très larges incisions.
Dans l'oliscrvation troisième, j'ai F;iit mieux encore. Je [icnsai qu'avec un orifice pas très considérable, à [lurois épaisses et con Juî-;anl à une sorte de puits profonil. je serais dans de mauvaises conditions de recfierrhc du mal et de destruction de l'obstacle. Je songeai imméiliafement à faire une seconde ouverture ([iii nie permit de pénétrer plus avant, de bien voir et (le ilôtaclicr l'anse intestinale lésée, sans trop inonder lie |iu^i et de matières le péritoine environnant. Je
ne fais aucune différence entre le péritoine et les autres régions. Le nettoyage de la plaie opératoire doit être fait avec un antiseptique puissant, l'eau phéniquée forte. Comme on peut avoir à faire ici à des accidents susceptibles d*infecter le voisinage, on a une raison plus sérieuse encore d*agir ainsi. Or, j*ai bien réussi à préserver les parties voisines dans tous ces cas.
J'attribue aux minuties extrêmes de mes opérations, au détachement parfait des adhérences et à l'action immédiate des purgatifs les résultats que j'ai obtenus immédiatement et secondairement. Non seulement, dans ces cas complexes, les étranglements ont été levés ; mais, longtemps après, il ne persistait ni douleurs, ni troubles quelconques de la circulation intestinale.