‹ Chirurgie opératoire. Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deux cent soixante-quinze opérationsChapitre 68 sur 121 · DRAINAGE DES PLAIES · texte numérisé non relu

DRAINAGE DES PLAIES

ment n*en est pas abrégé d'une minute. Aussi, je renonce sans regret aucun à ce prétendu progrès, très satisfait de la sécurité que donne le drainage, môme dans les cas les plus graves, avec les décollements les plus considérables.

Au début, j'ai cherché à pratiquer ce drainage dans des conditions spéciales que j'ai abandonnées depuis longtemps. J'ai essayé de drains de diverses matières, puis je suis revenu au drain de caoutchouc ordinaire, surtout depuis que nous avons constamment à notre disposition des drains de caoutchouc de qualité irréprochable. Les drains rouges que nous avons aujourd'hui, à parois épaisses, n'étant pas susceptibles de fléchir et ne s'infectant pas, je les emploie constamment.

Je ne mets ordinairement qu'un drain debout, de médiocre calibre, disposé, surtout pour la hernie inguinale, de bas en haut. Au lieu d'occuper la partie la plus déclive de la plaie, comme on le recommande constamment, il occupe la partie la plus élevée. Ceci est utile pour éloigner Torifice d'écoulement le plus possible des organes génitaux, vers lesquels le liquide aurait chance de contamination. Or, cela n*a aucun inconvénient pour la liberlé de cet écoulement, car le liquide à venir par ce drain est très fluide comme la sérosité du sang et, dans une plaie comprimée surtout, il coule parfaitement en remontant

le trajet du drain. Cette ascension est, du reste, d'au-

l'Ill UHAINAGK DES l'LAlKS

lanl jiliis fiU'ilfi ([lie, le sujet lilatil couché, la penle à rciiiorili r t'st hieii pon inarqiu^e. (^uoi qu'il en soit, (■■■I l'-cmilcnifnl se fail fort bion. Sauf pour les très j;r(]--is liiTiiitis, il csl, on gviiéral, peu abondant. l'tiiii- ccrliiins cas ccpendani, il Iraverse le panse-

\.v (lialii (piel'on place ne doil ('tre ni volumineux ni liiiTi Idiii;'. [1 ne doit non plus l'Ire j>i'ofon<li;nicnL silur. Ou iloit toujours se rappeler (pi'il n'esl pas là |iiiur évanier îles masses de liquide, mais pour servir coniTiii- iiui^ st)upape de sùreli't coulre les exc63 de lousinii <pii peuvent se produire.

!,(' iliaiii ne doit en aucune circonstance aller pri>rniiil<''uieiil jusqu'au pi-ritoiue, comme on l'a dit siiuvnit: il f;i"neniit la n'-uniondes parties profondes; le ilr.iiii plaui- de la sorle ne serait, en rôalîté, qu'un

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de faire un drainage d'une partie de la cavité laissée dans les bourses. Dans ces cas très rares, j'ai drainé avec deux drains, dont Tun descendait dans les bourses, mais assez peu cependant et sans aller au fond. Il est, en effet, bien inutile pour drainer une cavité, mt^me très grande, de la drainer jusqu'au fond, et cela aurait l'inconvénient d emp<^cher dans une certaine mesure la rapidité de la réunion.

Il est inutile d'employer des drains très volumineux, et, pour beaucoup de gens, il semble que le drain que j'emploie soit hors de proportion avec le rôle important que je lui reconnais. C'est que, de mi*me qu'il n'est pas nécessaire pour le drain d*occuper la partie déclive quand il n'y a que de la sérosité à évacuer, de même il n'y a pas besoin de gros calibre pour

évacuer seulement cette sérosité.

J emploie d'ordinaire un caoutchouc assez dur, quoique j'aie renoncé au caouchouc durci, que j'ai employé autrefois. Cependant, quand il m'arrive de manquer de caoutchouc de petit calibre ou quand je trouve mes tubes trop durs, je les fends volontiers dans toute leur longueur, pour les rendre moins résistants lors des pressions du pansement. Le type de caoutchouc dessiné ici est un tube perforé, dur comme celui des sondes uréthrales ou œsophagiennes et dont les orifices sont polis avec soin; M. Galante les a fabriqués pour moi (Fig. 43).

Le drain doit, en somme, être placé sous la peau

■'l'.\2 DHAINAGE DES PLAtËS

ol L'iiifiorkM- les liquides qui font excès de tension uLi-ili'>siis et au-dessous de lui. Il faut avoir grand siilii ilo no pas le mettre au-dessous de la ligne de Mitiiir, car ou risquerait alors de gùuer la r<5union.

— Diaiii de

lulchouc dur k bout et à orillccs polis

Jai VII (L- ces cas après les pansements très serrés. Il Lie fuiit pas oublier, en elfct, que le pansement l'xci'ce une pression énergique sur la région; et le tube iii> saurait être appuyé sur une partie de peau qui uc si-rait pas solide.

Le liilif n'a pas besoin deresleren place longtemps.

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temps et qu'il ne fonctionnait plus, et on ne doit rouver dans son intérieur que du sang en caillot et non altéré. Si Ton trouve du pus, c'est que la plaie est infectée et il faut remédier au plus tôt à cet accident, s'il en est temps encore. Le trajet du drain ne doit pas suppurer, comme le disent encore quelques personnes peu au courant de la chirurgie antiseptique. Tout l'écoulement doit être constitué par un peu de sérosité louche ou par quelques gouttes de sérosité sanglante, accumulée derrière le drain.

Quand il en est ainsi, le drainage n'entrave en aucune façon la rapidité de la réparation. Les plaies non drainées ne permettront pas de supprimer le pansement une heure plus tôt et ne donneront pas une cicatrice plus tôt solide. Au contraire, diaprés mon observation, il serait facile de remarquer que ces plaies non drainées, plus tendues et plus sensibles, ont une consolidation plus lente, avec un aspect moins satisfaisant.

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