ROLE JOUÉ PAR U. GRAISSE SOUS-FÉBITONÉACE
d'insislof dans l'élude des conditions favorables de ]a répiii-alion de tout(}s les licrnies.
Pour bien comprendre l'importance de ce rûle de la graisse, il est bonde réOéchîr h la diaposîUoD de la graisse, dans les tissus de l'homme vivant. La graisse el surtout la graisse sous-pérttonéale qui est retenue par un réseau cellulaire fort làclio, étant h une température élevée, est à un étal Bcnsiblement dilT(?ienl de celle que nous observons sur le cadavre. Elle est chaude et, par conséquent, fluide à un état qui ne difTëre pas sensiblement do Télat liquide. Au cours d'une opération, on se rend bien compte de celte lliiiditéouau moins de celte mollesse, qui permet â la masse cellulo-graisseuse de fuir sous le doigt el de s'insinuer aisément dans les fissures les plus étroites, fous les cLirufgiens qui oui opéré beaucoup de hernies ont sîîrnalé les masses de craisse nré-
ROLE JOUÉ PAR LA GRAISSE SOUS-PÉRITO.NÉALE 5âl^
seulement j'ai eu occasion de voir bien des sujets qu'unemaladic avait menés rapidement à la cachexie et chez lesquels à une période terminale, alors qu'ils ne faisaient guère d'efforts puissanis, des hernies élaicnt survenues ; mais j'ai eu aussi l'occasion d'observer des sujets qui avaient suivi des régimes qui les avaient menés à un amaigrissement rapide sans exercice etqui avaient fait des hernies bilatérales sous rinlluence de ce brusque amaigrissement.
On conçoit, dans ces circonstances, que l'amaigrissement vidant en quelque sorte les canaux et les interstices fibreux, les viscères et les séreuses s'y précipitent en formant les sacs et en déterminant des hernies particulièrement faciles et à développement croissant.
Mais, dans le mécanisme général des hernies, Tin-
tervenlion de la graisse est plus compliquée et plus
commune à la fois. Cette intervention parait plus
particulièrement marquée chez les sujets jeunes et
obèses. Que Ton sup|)ose un sujet jeune chez lequel
le tissu cellulaire d'une manière générale s*est chargé
de graisse. Le tissu cellulaire sous-péritonéal s'est
chargé de graisse certainement à un haut degré.
Celle-ci, très fluide, pénètre les interstices du tissu
fibreux et surtout les anneaux et le canal inguinal.
Cette graisse, contenue dans des mailles larges du
tissu cellulaire, est chassée par l'effort vers les
canaux et vers les anneaux, comme le serait une
ItOLB loué rAH U GlIAIS
i- lEHlTO-VGALe
coui:hfde liquide; et la graissa force ainsi Ips anneaux et lesciinaijx. Puis, coinnu-les maillcsdu tissu qui la soulienl sont plus ou moins intimement unies aux mailles du tissu ccllulo-libreux du périloiiio, coUn-ci est enliaîui! derrière !e tissu graisseux, et le cul-dcsac séreux se forme. C'est là lu premier l'iiîment de développement du plan glissant que donnera hi hernie diTmitivement constituée.
On cunipreuil bien ce mécanisme, surlonlquand oa opi^rc ccrlitines petites hernies oii l'on trouve un gros lipome préheraiaire. une masse graisseuse engagée qui formait certainement In part la plus importante do ce que l'on croyait ()lre la bernîe avant l'ouvertura de la TL^^noD, lipome au-dessus duquel la hernie ne forme qu'un cul-de-sac de dimensions mi^diocrc».
Dans certaines hernies, les crurales par exemple, cette LTiiisse sous-i)(5ritou6ale est t'tulée en une