PREUVE ANATOMIQUB DE LA CURE RADICALE
tatait encore là l'absence d'infundibulum. Mais cela ne dit pas assez pour ce qui est le plus intéressant, c'est-à-dire pour les résultats à observer après une longue période, el ces observations ne pouvaient démontrer qu'une chose : c'est que les dispositions anatomiques obtenues sont i>ien celles que l'on a recherchées.
Une autopsie tardive devait nous donner des résultats plus intéressants. Je dois cette observation à Tobligeance du D' Delbel, qui a bien voulu me communiquer les résultats d'une constatation analomique faite sur un sujet observé presque trois années après l'opération. 11 s'est trouvé justement une circonstance particulière qui a donné plus de valeur encore à cette observation : c'est que le sujet est devenu phtisique un an après cette opération et que sa paroi abdominale a dû, pendant deux années, résister à une toux incessante, et cela sans port de bandage aucun.
Sur la paroi abdominale, à la partie profonde, non seulement on ne constatait aucun infundibulum, mais on ne retrouvait que difficilement la trace de Topération, et cette trace n'était qu'une sorte de cicatrice peu prononcée el ne donnant aucune dépression.
Sur la paroi antérieure du canal inguinal existait une petite érosion qui pouvait être rapportée à une insufGsance de réunion de l'aponévrose fendue. Mais
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ce petit défaut ne comportait pas d'affaiblissement de la paroi, puisque le sujet s^était toujours passé de bandage et n'avait accusé aucune tendance au retonr de la hernie, et pendant la vie n'en avait constaté aucune.
Je ferai toutefois remarquer à ce sujet que ce fait justifie une pratique sur laquelle j*ai insisté depuis longtemps et que j'ai reconnue utile: c'est la suture plus élevée sur les parois du canal inguinal. Dans mes premières opérations, comptant bien sur la compression et sectionnant moins hardiment la paroi du canal en haut, je cherchais à faire surtout une bonne suture directe inférieure en ramassant tous les tissus que je pouvais fondre ensemble sur les parois. J'ai vu depuis longtemps qu'en sectionnant le canal très haut et en suturant très haut muscles et aponévroses, on reportait aisément très haut ^extrémité supérieure de la cicatrice. Gonune j'ai toujours estimé que ce résultat était très favorable pour la solidité de la guérison, je me suis attaché, dans la mesure du possible, à effectuer cette suture aussi haut que mon décollement me permet de la porter.
Je suis convaincu que, si l'on a pu observer cette petite défectuosité sur la paroi antérieure du canal inguinal reconstitué, c'est que l'opération faite sur ce sujet a été pratiquée avant que j'aie adopté ce petit perfectionnement. Cette observation porte le
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N"" 105. On peut voir du reste, au chapitre où je traite de la défense du canal inguinal, combien j'insiste aujourd'hui sur ce détail de technique.
Ce n'est là, toutefois, qu'un perfectionnement, et on peut constater que, dans Texamen anatomique en question, les dispositions fondamentales nécessaires à la permanence de la cure radicale existaient très satisfaisantes: absence de tout infundibulum, de toute amorce de hernie, même de dépression au voisinage de la cicatrice; paroi solide résistante, n*ayant subi aucun enfoncement.
Sur le sujet examiné, il avait été fait une résection considérable de Tépiploon. Même en Tabsence de toute constatation de ce côté, on remarquera que j'estime que cette résection favorise beaucoup la persistance de la cure radicale, et je suis satisfait de constater que ces bons résultats anatomiques appartiennent précisément à un individu ayant subi cette résection. Cet individu ne comptait pas parmi les plus favorisés, au point de vue musculaire ; il avait en outre^ de par sa maladie, des causes d*aflaiblissement de la paroi et des causes d'eiïondrement violent de cette paroi.
Il m*a paru intéressant de relater en entier l'observation de ce sujet, à titre de document.
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Hernie inguinale gauche. — Cure radicale. — Mori 34 mois plus tardy sans récidive. — Examen anatomique par le D^ Delbet.
G..., trente ans, teinturier, entre le 21 juillet 1888, à Sainl-Louis.
Hernie inguinale gauche dont il ne se rappelle pas le début; il porte un bandage; soulTre beaucoup de sa hernie; vomissements tous les jours; hernie assez volumineuse, parait réductible.
Opération le 2 août 1888.
Sac découvert facilement; beaucoup d'épiploon extirpé avec 12 fils de catgut (épiploon réséqué, 265 grammes); les Hls sont placés séparément des deux côtés du tablier; dissection laborieuse du sac, qui présente un diverticule très adhérent à répidîdyme; deux fils sur le pédicule^ Tun repassé; dissection très haut dans le ventre ; sutures au crin de Florence, 12 ; un drain.
Durée opératoire : SS minutes ; beaucoup de vomissements pendant trois jours; rétention d'urine trois jours; étouffements; ventouses sèches.
Sort en très bon état; ceinture Rainai.
A eu une diarrhée très forte et plusieurs accès de congestion pulmonaire, avec élévation de température