CHAPITRE XXXVIII
CONCLUSIONS. — INDICATIONS DE L'OPAraTION.
Un livre comme celui-ci n'aurait en quelque sorte pas besoin de conclusions, puisque celles-ci découlent tout naturellement des observations de chaque page.
Puis, la cure radicale, qui était si mal vue lor» de la publication de la première édition, n'est plus à défendre. Toutefois, comme il y a dans l'esprit des médecins encore bien des points obscurs, je crois qu*il est bon de résumer les conclusions auxquelles mes observations personnelles m'ont conduit.
La cure radicale est tine réalité. Elle peut être obtenue pour une proportion considérable des hernies.
Dans les cas rares où une hernie ne peut être gué-
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rie au sens absolu du mot, Topéralion do ia cure radicale que Ton lente peut encore être favorable au sujet; le mettre à Tabri des accidents ou complicalions herniaires et le mettre dans des conditions infiniment plus favorables aussi bien au point de vue de la douleur qu'au point de vue de sa sécurité.
L'opération qui permet d*obtenir ce résultat est une opération assez compliquée, et il ne faut pas comparer ensemble les innombrables procédés proposés dans ce but et les confondre dans un mOme jugement, car beaucoup d*eutre eux n'ont de la cure radicale que les prétenlions, et il suffit d*un examen rapide des méthodes et surtout des opérés pour permettre de constater qu'ils laissent, soit des amorces de hernie, soit môme des hernies entièrement consti- 1 liées qui ne demandent qu'à grandir.
Mon opération de cure radicale a fait ses preuves par le temps, puisque plus de dix ans se sont écoulés pour certains de mes opérés. Mais elle donne immédiatement des preuves anatomiques de son efficacité.
Elle s applique, avec des modifications, à toutes les variétés de hernies, dans toutes les réyions ; et certaines variétés qui paraissaient devoir opposer les difficultés les plus sérieuses, comme les hernieft con-
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génitales de rhomme et de la femme, la hernie ombilicale, sont celles qui donnent les résultats les plus favorables.
La persistance de la cure radicale dépend certainement, non seulement de la méthode suivie, mais de la perfection, de la minutie avec laquelle le procédé opératoire aura été appliqué.
La sécurité du patient résulte d*abord de la perfection avec laquelle a été appliquée la méthode antiseptique. En dehors de celle-ci, la cure radicale ne devrait jamais être pratiquée.
Elle résulte aussi de Tétude exacte des indicaiians de Popération. On a le grand tort de considérer en bloc les opérations de cure radicale. Les sujets varient à rinfini. Certains sujets ne doivent pas être opérés et d'autres ne devront être opérés que dans des conditions de préparation qui assurent leur sécurité. Le jeune âge des sujets et Tintégrité de leurs organes respiratoires constituent les conditions les plus favorables.
Le danger le plus redoutable après cette opération est dans les troubles respiratoires et dans la congestion pulmonaire. On peut la combattre une fois Topération faite. On peut aussi Téviter en préparant le