OPÉRATIONS DIVERSES
linéaire (fig. 3o4, 1 ), en ayant soin de conserver son revêtement périostique au Irochanter sur sa face externe, de manière, tout en corrigeant l'adduction du membre, à pouvoir agir sur le fragment supérieur par l'extension continue appliquée sur le fragment inférieur et à favoriser ainsi l'abaissement du grand trochanter.
Codivilla, de Bologne, au Congrès d'orthopédie de Berlin, a proposé de diriger la section inter-trochantérienne suivant une surface courbe à concavité regardant en dedans {ostéotomie en charnière)^ de façon à faire tourner le fragment inférieur sur le fragment supérieur et de soumettre ensuite le membre à une traction vigoureuse, qu'il exécute avec des poids portés
Fig. 3o4- — Coxa vara : 1, ostéotomie inter-trocliantérienne (Hofmeister) ; 2, ostéotomie curviligne (Codivilla); 3, ostéotomie sous-trocliantérienne (Lauenstein).
jusqu'à 25 kilogrammes (fig. 3o4, 2) ; plaçant aussitôt le membre dans un appareil plâtré, il espère le maintenir au degré d'extension qu'il a obtenu par cette traction , celle-ci doit se faire dans une position d'abduction modéi'ée.
§ 4- — Ténotomîe des adducteurs (Zehnder). Brisement forcé
(Vulpius).
Ces opérations ne peuvent s'adresser qu'à des cas exceptionnels, où à la déformation du col sont venues s'ajouter une contracture considérable des adducteurs et une rétraction des tissus fibreux périarticulaires. Nous nous bornons à ces indications sommaires sur le traitement de la coxa vara proprement dite. Les détails relatifs aux procédés opératoires à employer ont été donnés dans les chapitres précédents ; nous n'insistons pas sur le
TRAITEMENT DE LA COXA VARA
Irailement (le la coxa vara rachitique ; au repos complet au lit, au redressement modelant de la déformation osseuse par des manœuvres manuelles faites avec précaution, et dont on assure le résultat par la traction continue exercée par des poids dans l'abduction du membre, on a soin d'associer le traitement général applicable à la cause pathologique des altérations du squelette.
Lorsque la déformation de l'extrémité supérieure du fémur est constituée et confirmée, on peut en essayer la correction par l'ostéotomie sous-trochantérienne.
En résumé, l'on doit conclure avec Jaboulay et R. Piqué son élève, qu'à la période du début l'indication est de soulager les douleurs et de s'opposer à l'accroissement de la difformité ; on y arrive par le repos au lit associé à l'extension continue.
A la période d'attitude vicieuse et de déformation osseuse confirmée, on n'a plus d'autre recours que les opérations, mais celles-ci comportent toutes des dangers immédiats réels, et leurs résultats fonctionnels sont presque toujours insuffisants. C'est à l'ostéotomie Irochantérienne ou soustrochantérienne linéaire, comme à la moins grave d'entre elles, qu'à moins d'indications particulières il faudrait donner la préférence.
ARTICLE IV