‹ Chirurgie orthop√àdiqueChapitre 29 sur 250 · TRAITEMENT DES TORTICOLIS SYMPTOMATIQUES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES TORTICOLIS SYMPTOMATIQUES

libère des parties profondes les deux moitiés de la cicatrice, en pinçant et en liant les vaisseaux que l'on intéresse, principalement les troncs veineux qui donnent souvent une forte hémorragie. On s'aide pour cela, s'il le faut, d'incisions nouvelles, on agrandit les incisions premières de manière à pouvoir exécuter cette libération de la manière la plus complète ; on ne s'arrête, dans cette parlie de l'opération, que quand le cou a repris toute sa mobilité et quand toute traction de la cicatrice sur la face a cessé de se faire sentir. La

FiG. i36. — Auloplaslie en cravate pour remédier à une cicatrice vicieuse du cou (Berger). — Le lamljcau poplérieur, scapulaire, vient se juxtaposer au lambeau antérieur, emprunté à la région sternale, où l'on voit la cicatrice déterminée par sa dissection ; les doux lambeaux circonscri\ ent la demi-circonférence gauclie du cou en interrompant la continuité des brides cicatricielles dont la section a permis le redressement de la tète.

partie moyenne de la cicatrice est alors remplacée par une vaste surface cruentée, sorte de perte de substance irrégulièrement quadrilatère qu'il s'agit de combler avec des légiimenis sains.

4° Pour cela, point n'est besoin de recourir à l'autoplastie par la méthode italienne, d'autant moins qu(^ les téguments du bras n'offriraient pas, sans inconvénients pour le membre supérieur, la quantité de matière nécessaire à la réparation. On peut emprunter celle-ci à la nuque et à la région scapulaire, ou à la région sternale, ou à la région pectorale et au sein chez la femme. La région postérieure est la plus favorable.

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