AUTOPLASTIE PAR LA MÉTHODE ITALIENNE
5" Pansement et appareil; section du pédicule et soins consécutifs. —
On se borne, tout d abord, à recouvrir le lambeau et ses environs d'un pansement provisoire, et on passe h la confection de l'appareil immobilisateur ijui doit maintenir le coude au contact du tronc.
Le membre étant placé dans une altitude telle que le pédicule du lambeau ne soit ni tiraillé, ni replié, ni compi'imé, on le cale, en quelque sorte, avec
Fk;. 15"). — Troilemenl. d'une pnlinure cicatricielle du c(jude par l'autopla? lie italienne. «, premier lambeau emprunté au thorax et Irani^planté sur le pli du coude dans une opération antérieure; — b, deuxième lambeau emprunte à la région épi!iastri([ue et transporté sur l'avant-bras, encore adhérent par son pédicule à son i>oint d'attache.
de la ouate, interposée entre le bras el le tronc depuis l'aisselle jusqu'au coude, et entre l'avant-bras et la région épigastrique, sur laquelle celui-ci vient en général s'appliquer. On entoure ensuite le tout, membre et tronc, d'une couche suffisante d'ouate stérilisée, et on les immobilise dans cetle position au moyen de circulaires et de 8 de chiffre alternant à la manière de l'appareil de Desault pour les fractures de la clavicule. La main doit être laissée libre pour éviter les roideurs des doigts.
Pour fixer le membre, je donne la préférence aux bandes de toile, plus
BEPGEn ET BANZET. l3
CICATRICES VICIEUSES DU COUDE
résistantes, dont l'action se relâche moins ; je les recouvre avec quelques couches de bandes en tarlatane humide qui, en se séchant, transforment l'appareil en une sorte d'appareil inamovible, ou de quelques tours de bandes en crépon, qui empêchent les bandes de toile de glisser et de se déplacer. Le tout est solidement épinglé.
A la partie antérieure de l'appareil immobilisateur, on a laissé une fenêtre
F)G. 156. — Résultat de l'opération : le coude est dans l'extension presque complète, rt, b, lambeaux transplantés sur l'avant-bras ; — a', b', cicatrices résultant de leur dissection.
par la(iuelle on s'assure que le lambeau est bien en place, que son pédicule ne court aucun danger de compression ou de tiraillement. On saupoudre alors la surface de réunion d'un pou de poudre de salol, on la recouvre de compresses de gaze stérilisée, d'ouate stérilisée, et on assujettit ce pansement par quelques tours de bandes appliqués par-dessus l'appareil immobilisateur. En procédant de la sorte, on se ménage une voie par laquelle on peut renouveler le pansement et, s'il y a lieu, inspecter l'état de la réunion.
On laisse les choses ainsi, sans y toucher, autant que possible, pendant un