SUSPENSION LATÉRALE
FiG. 48. —
Suspension latérale sur l'appareil de Redard.
assise sur une chaise basse de l'autre côté et tenant l'enfant par la main, peut remplacer la poignée.
Zander, M. Redard ont ajouté à l'appareil de Wolm une planche à inclinaison variable qui aboutit au rouleau transversal et sur laquelle reposent le bassin et les membres inférieurs de l'enfant (fig. 47) ; la pente que l'on donne à ce plan permet de régler la pression que subit lagibbosité dorsale et de graduer plus exactement le redressement de la convexité dorsale.
La suspension latérale sur l'un de ces appareils produit, ainsi qu'on peut en juger (fig. 48j, une sur-correction de la déformation vertébro-costale ; c'est un des agents de mobilisation les plus actifs et qui est d'une grande utilité dans les cas invétérés et graves comme dans les plus légers.
En décrivant plus loin le traitement de la scoliose par la méthode et les appareils de Zander, nous aurons l'occasion de signaler quelques appareils dits antistatiques, parce qu'ils agissent dans le sens du redressement en modifiant la statique du tronc et des appareils spéciaux au moyen desquels on exécute des exercices respiratoires, tels que les appareils à ramer de M. Redard, de M. Vermeulen, la chaise de Rosbach, etc.
§ 4- — Manipulations. Manoeuvres modelantes.
Les exercices que nous venons de décrire peuvent effacer les courbures pathologiques, ramener la colonne rachidienne à une rectitude complète et même faire disparaître la gibbosilé costale ; ces effets sont le plus souvent temporaires et la déviation réapparaît, plus ou moins prononcée, dès que cessent les actions mécaniques qui en avaient amené le redressement. Mais, quand la déformation est plus invétérée et qu'elle a acquis une certaine fixité, aux exercices pratiqués par le malade, il faut joindre les pressions exercées directement par le chirurgien sur les parties qu'il s'agit de redresser.
Ces manœuvres, pendant lesquelles celui-ci s'efforce de faire disparaître les courbures pathologiques et même de les remplacer temporairement par une courbure en sens inverse, se font tantôt sur le sujet étendu dans le décubitus dorsal, ventral ou latéral, tantôt dans la position verticale et peudant la suspension. Elles consistent en pressions que le chirurgien exerce d'une manière rythmique et en développant une force croissante avec les doigts, la face palmaire de la main, parfois avec l'avant-bras ou le genou. Ces pressions ne doivent jamais être brusques, ni violentes; il faut éviter autant que possible qu'elles déterminent de la douleur; en les exerçant d'une manière progressive, on reconnaît aisément le degré de force que l'on doit y mettre et le moment où il faut les suspendre. Employées avec cette précaution, les