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GYMNASTIQUE ORTHOPÉDIQUE

droite, pendant que de la main droite il refoule la moitié droite du thorax vers la gauche. Ces manipulations, qui augmentent beaucoup la fatigue que détermine la suspension, ne doivent être commencées que quand l'enfant a déjà l'habitude de la suspension verticale ; elles ne doivent être répétées d'abord qu'un très petit nombre de fois et toujours suivies d'un repos pendant lequel on fait asseoir l'enfant (fig. 5o,).

Fig. 5g. — Manipulations dans la ^suspension avec l'appareil de Sayre.

Il faut avoir soin de diriger toutes les pressions dans le sens du grand axe de la cavité thoracique déformée par la scoliose, c'est-à-dire obliquement de droite à gauche et d'arrière en avant. On doit constamment, en faisant fixer le bassin solidement par un aide ou par une sangle qui le rattache à une barre horizontale, chercher à obtenir la détorsion du rachis au niveau de sa courbure dorsale, en faisant effort pour faire tourner la partie supérieure du thorax en sens inverse de sa déviation, c'est-à-dire de la droite vers la gauche.

Ces manœuvres de mobilisation, de déflexion, de détorsion peuvent être aussi répétées pendant que le sujet est suspendu par les mains à la barre

MANIPULATIONS DANS LA SUSPENSION

fixe (fig. 60), ou lorsqu'il est en posilion arquée, en avant, entre les perches verticales.

Dans ce cas on fait exécuter des balancements à l'enfant (fig. 61), et le chirurgien, placé derrière lui, accompagne chaque mouvement en avant d'une énergique pression exercée sur la gibbosité.

On possède dans ces manœuvres modelantes et dans ces manipulations le

Fig. 60. — Manipulations dans la suspension par les mains.

moyen le plus puissant de mobilisation pour les déviations même prononcées et anciennes de la colonne vertébrale. 11 est bien rare qu'en les associant aux mouvements de redressement actif exécutés par le sujet, à la suspension verticale, à la suspension latérale surtout, on n'arrive pas à faire disparaître la déformation pendant le temps que durent les actions mécaniques dirigées contre elles. Il est même d'observation commune de voir la correction persister, au moins en partie, quelque temps après chaque séance et de constater que cet ell'ef tend à devenir de plus en plus durable. Aussi doit-on considérer cette gymnastique de redressement comme la partie essentielle du traitement île la scoliose.

BERGER ET DANZET. 5

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On a pensé rendre plus régulier et plus méthodique l'emploi de ces moyens en en confiant l'exécution à des machines et en substituant l'action mécanique de celles-ci à l'intervention de la main du chirurgien ou du masseur. Le dispositif le plus simple conçu pour atteindre ce but est l'appareil à rachili/sis de R. Barwell, dans lequel des sangles tirent en sens opposé sur les courbures alternantes du rachis; l'appareil de M. Redard (fig. 62) en est une

Fig. 61 ■ — Manipulations à la barre fixe (Redard).

Fig. 62. — Appareil de Redard.

modification permettant de faire agir en même temps l'extension continue et la pression d'une bande de caoutchouc que l'on enroule en spirale autour du tronc, ainsi que Lorenz en a donné le précepte, et qui a pour but d'en opérer la détorsion. L'appareil de M. Kirmisson (fig. 63) se compose d'un portique muni d'un appareil à suspension et dont les deux montants portent des croissants métalliques qui viennent appuyer sur la convexité des courbures rachidiennes; la pression de ces croissants est réglée par une vis, et on peut les fixer à la hauteur voulue grâce aux coulisses dont sont creusés les montants qui les supportent.

MANIPULATIONS DANS LA SUSPENSION

Nous ne faisons que signaler les appareils beaucoup plus compliqués de Bodega, de Hoffa (fig. 64 et 65), de Schulthess : ces appareils entre les mains

Fig.63. — Portique de.Kirraisson pour l'extension verticale et le redressement mécanique

(Mathieu).

de leurs inventeurs et de ceux qui sont habitués à les manier, peuvent rendre de réels services et faciliter la mobilisation des courbures vertébrales et le redressement du rachis mais ils ne se trouvent que dans des installations

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spéciales et, par conséquent, ne peuvent être d'aucun usage à la majorité de ceux qui ont à traiter des scolioses.

Fig. 64. — Appareil à délorsion de Hoffa, vu de face.

Le seul traitement mécanique qui soit employé à Paris et dans lequel l'action des machines ait été substituée à celle de la main est celui que l'on pratique par la méthode de Zander et avec ses appareils ou des appareils analogues. Nous en donnons plus loin la description très détaillée, telle que nous

APPAREILS A DÉTORSION 69

la devons au docteur Vermeulen, qui a modifié plusieurs des appareils et des

Fig. 65. — Le même, vu de dos.

procédés employés en mécanolhérapie pour le traitement des déviations vertébrales.

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