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D0 TRAITEMENT DU TORTICOLIS CONGENITAL OU ESSENTIEL

Lion complète, on les fait saillir en faisant redresser la lèle par l'aide qui la fixe, on les saisit avec des pinces et on les sectionne avec précaution. Si, chemin faisant, on intéresse un petit vaisseau, on le pince et on le lie.

Cette méthode a sur la méthode sous-cutanée le désavantage très certain de créer une cicatrice, peu étendue il est vrai, mais inévitable, définitive et qui, si elle a deux centimètres de long chez un jeune enfant, en atteindra quatre et même davantage, plus tard, lorsqu'il sera devenu adulte. Elle peut, en

Fig. i33. — Section à ciel ouvert du sterno-cléido-mastoïdien : le faisceau sternal est mis à nu et chargé sur la sonde cannelée.

outre, devenir le siège de la formation d'une chéloïde, complication fréquente dans le jeune âge. Quelque minime que soit la tare que laisse cette opération, elle n'est pas moins réelle et doit être prise en grande considération, surtout s'il s'agit d'un enfant du sexe féminin.

L'opération sous-cutanée, d'autre part, si elle est d'une exécution un peu plus délicate, n'est pas plus dangereuse.

Les hémorragies veineuses ne s'observent que tout à fait exceptionnellement, il n'en faut, néanmoins, pas nier la possibilité. La jugulaire antérieure, la jugulaire externe, des branches veineuses de second ordre même, peuvent être lésées et donner du sang ; si cet incident se produisait, il suffirait de pratiquer aussitôt une petite incision permettant de découvrir, de

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saisir et de lier le vaisseau intéressé, et l'on se trouverait dans les mêmes conditions que si l'on avait pratiqué d'emblée l'intervention à ciel ouvert.

On reproche encore à la méthode sous-cutanée d'exposer à des résultats insuffisants, à des récidives, parce que le ténotome épargne dans la profondeur des brides appartenant aux faisceaux rétractés ; on n'aura point à craindre cette conséquence des sections incomplètes si, comme nous venons de le conseiller, on fait toujours suivre la section musculaire de la rupture parle massage modelant et par une sorte de foulage, au travers des téguments, de toutes les brides musculaires ou fibreuses qui persistent et qui maintiennent ou peuvent reproduire le déplacement. Même lorsqu'on opère à ciel ouvert, ce n'est pas avec le bistouri seulement que l'on va sectionner dans la profondeur ces dernières adhérences; ainsi que l'a conseillé Volkmann, c'est le doigt qui doit les rechercher et les rompre, pour éviter les dangers d'hémorragie auxquels exposeraient les sections profondes.

La considération de la cicatrice à éviter nous paraît prédominante et doit faire pencher la balance en faveur de la méthode sous-cutanée, qui reste ici la méthode de choix.

§ 3. — Traitement consécutif.

Le traitement consécutif, qu'on opère d'ailleurs par la méthode sous-cutanée ou à ciel ouvert, peut seul assurer le succès de l'opération ; ce traitement doit être conduit avec la plus grande persévérance, souvent pendant plusieurs mois.

Les appareils conlenlifs ont peu d'importance : on n'emploie l'immobilisation el le redressement mécanique que pendant les premier s jours, jusqu'au moment où l'on peut avoir recours au massage et au redressement manuel. Pourtant, dans les cas rebelles, invétérés, dans ceux où le torticolis a déjà déterminé une véritable scoliose cervicale, il peut être utile de lutter d'une manière permanente contre la tendance à la déviation du rachis au moyen d'une minerve ou d'un collier tel que ceux de Lannelongue ou do Kirmisson (fig. 129 el i3o).

On peut aussi, suivant le précepte de Sayre, avoir recours'à la traction élastique ; la tète d'une part, le thorax de l'autre, étant entourés de quelques tours de bande plâtrée qui forment à la première un bonnet, au second une cuirasse, on relie les deux parties de cet appareil avec un tube en caoutchouc qui imprime à la tète un mouvement d'inclinaison latérale et de rotation inverses de ceux qui tendent à reproduire l'attitude vicieuse que l'on a corrigée (fig. 1 34).

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