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CICATRICES VICIEUSES DE I. AISSEI.I.E

On relève en haut et en dehors le lambeau triangulaire, à base externe, brachiale, que l'on a constitué de la sorte \cab), et l'on fait tomber sur le plan

Fie. 148. — Tracé des mômes incisions vues par la face inférieure de l'aisselle el limitant deux lambeaux abc, abc'.

postérieurune incision analogue, mais disposée en sens inverse (bc'). Celle-ci rase la face interne du bras en en détachant le plan postérieur au niveau de

Fig. 1^9. — Echange des deux lambeaux.

La pointe du lambeau antérieur est portée en dehors el en arrière, en c, — la pointe du lambeau postérieur est portée en avant et en dedans, en c, — les bords externes de ces lambeaux formés par les incisions verticales ac, bc' (fig. i^8), se juxtaposant suivant une ligne antéro-postérieure ce' au fond du creux de l'aisselle.

la ligne par laquelle celui-ci se confond avec lui ; elle se termine en haut au même niveau que l'incision libératrice du lambeau antérieur. On a ainsi déli-

AUTOPLASTIE PAR INTERPOSITION DE LAMBEAUX l83

mité un second lambeau triangulaire (abc') dont la base interne, adhérenteau thorax, est constituée par l'insertion du plan postérieur de la palmure sur celui-ci.

Entre cette insertion et l'incision qui a limité le lambeau antérieur, il existe alors, sur le thorax, une large perte de substance correspondant à l'écartement des deux bords de la cicatrice sectionnée.

Il en existe une analogue sur la face interne du bras, entre l'incision pratiquée pour en détacher le lambeau postérieur et la base du lambeau antérieur, qui lui adhère.

Pour combler ces pertes de substance on rabat sur elles les deux lambeaux qui ont été disséqués, le lambeau antérieur sur la face interne du bras, le lambeau postérieur sur la face externe du thorax.

On les fixe aux bords des pertes de substance par des points de suture au crin de Florence, et les lignes de section verticales de l'un et de l'autre viennent se réunir dans le fond de l'aisselle, où elles se juxtaposent en se croisant (suivant la ligne ce').

On a ainsi supprimé la palmure et comblé, au moyen d'un lambeau, de chaque côté, la perle de substance qui résulte de l'écartement des lèvres de la cicatrice.

§ 2. — Autoplastie par interposition de lambeaux.

Il peut se faire que ce procédé soit insuffisant; dans les cas de palmures très serrées et de cicatrices très étendues et très rélracliles, occupant de larges surfaces sur le bras et sur le thorax, les lambeaux, disposés comme il vient d'être dit, n'arrivent pas toujours à combler les pertes de substance correspondantes.

S'il ne reste, d'un côté ou des deux, qu'une surface assez faible à recouvrir, on peut, à côté du lambeau, disposer une g relie de Thierseh, de forme et de dimensions appropriées. Mais, s'il y a une disproportion évidente entre la perle de substance créée par la libération du membre supérieur et les parties avoisinantes qui pourraient servir à la recouvrir, il faut chercher plus loin le matériel nécessaire à la réparation, et aller à distance tailler de grands lambeaux pédicules que l'on l'ait pivoter sur leur base, pour les amener et les fixer sur les surfaces cruentées. Kn pareille circonstance, on se borne à diviser transversalement la palmure en la sectionnant de bas en haut, à petits coups, avec précaution, pour éviter la lésion des cordons nerveux el des vaisseaux axillaires ; on poursuit celle division jusqu'à ce que le bras soil complètement libre. S'il s'agild'un sujet féminin(fig. i5o, ioi),on

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