TRAITEMENT DES DIFFORMITÉS CONGÉNITALES DU MEMBRE INFÉRIEUR
ARTICLE PREMIER
La luxation congénitale de la hanche est une affection qui ne se révèle guère que lorsque l'enfant commence à marcher.; les lésions anatomiques, la déformation et les troubles fonctionnels qui la caractérisent, s'accroissent par la marche et s'aggravent avec les années, et les sujets mêmes chez lesquels cette malformation es! compatible avec un fonctionnement à peu près suffisant, restent sujets à des complications qui surviennent avec l'âge, à des arthropathies qui s'emparenl <\r la néarlhrose coxo-fémorale el qui res treignent de plus en plus l'utilisation du membre.
Les tentatives qui avaient été faites par des moyens purement orthopédiques au siècle dernier pour améliorer l'étal des sujets atteints de luxation congénitale de la hanche, celles d'Humberl el Jacquier, celles de Pravaz, n'avaient donné que des succès discutés, el l'on était resté dans une incertitude complète sur la valeur de leur résultai final : les procédés plus récents de Sayre, de Taylor, de Paci n'onl pas davantage entraîné la conviction ni obtenu les suffrages des contemporains. Il a fallu que l'apparition df la méthode antiseptique encourageai les opérateursà une intervention directe ayant pour but de réintégrer la tête fémorale dans la «avili'' cotyloïde pour voir réaliser entre les mains d'Hoffa lès premiers faits de réduction <\r< luxations congénitales de la hanche par la méthode sanglante. Malgré ses
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beaux résultais, la nouvelle opération n'a pu soutenir la lutte qui lui a été déclarée par les partisans de la réduction par la méthode non sanglante. Familiarisés par l'opération avec les manœuvres nécessaires pour remettre la tète du fémur dans la cavité du cotyle, convaincus par l'expérience que la réduction et le maintien au contact des surfaces articulaires était possible, les chirurgiens onl de plus en plus déserté l'opération sanglante, pour se rattacher à la pratique de Lorenz dont Paci avait été le précurseur. Actuellement, les deux méthodes restent en présence, et nous aurons à établir entre elles le parallèle et à en préciser les indications ; mais c'est à la réduction non sanglante, comme à l'opération de choix, que nous donnerons la priorité •dans notre description.