‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 122 sur 257 · AILERONS ET LIGAMENT ; PATELLECTOMIES · texte numérisé non relu

AILERONS ET LIGAMENT ; PATELLECTOMIES

[G. COTTE

Les fractures de la rotule, qu'elles aient été traitées ou non par l'ablation de l'os ; les lésions de l'appareil rotulien, traumatiques ou chirurgicales, laissent souvent après elles des troubles fonctionnels qui compromettent gravement l'usage du genou.

A voir la diversité même des lésions qui les occasionnent, on pourrait croire que ces troubles diffèrent beaucoup les uns des autres : il semble, en effet, que les suites éloignées d'une fracture de la rotule traitée par une opération conservatrice ne doivent pas être les mêmes que celles d'une patellectomie ou d'une arthrotomie large du genou avec section du tendon rotulien. Mais, en réalité, si l'on veut bien faire abstraction de leur fréquence qui peut être plus ou moins grande suivant la nature du traumatisme initial ou de l'intervention pratiquée, on peut dire que les troubles fonctionnels consécutifs aux lésions de l'appareil rotulien, quel que soit leur siège, reconnaissent toujours les mêmes causes et qu'ils se traduisent par les mêmes accidents. Au point de vue pathogénique, ils peuvent avoir une double origine. Dans un certain nombre de cas, l'intervention pratiquée au début n'a pas empêché l'évolution de l'arthrite qui a laissé ses séquelles habituelles : raideur ou laxité articulaires, ankylose, atrophie musculaire. D'autres fois, au contraire, les accidents infectieux ont été enrayés et n'ont guère laissé trace de leur passage : l'impotence relève de l'interruption du tendon quadricipital, soit au niveau de la rotule fracturée ou enlevée, soit au niveau du tendon rotulien. Souvent, ces deux processus, mécanique et inflammatoire, sont plus ou moins associés. Mais au total, au point de vue clinique, les troubles fonctionnels consécutifs aux lésions de l'appareil rotulien peuvent se ramener aux trois types suivants :

1° Limitation des mouvements du genou ;

2° Laxité articulaire ;

3° Genou ballant par impotence du quadriceps.

Nous étudierons successivement leurs différentes modalités cliniques en même temps que les indications thérapeutiques dont ils peuvent être l'objet.

[G. COTTE

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