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de sang sortait par chaque canal de Havers. Au contraire, au niveau de la fracture l'os était friable et il s'était fait dans les tissus voisins une production ostéophytique irréguliére. J'ai régularisé à la pince-gouge la surface de l'os et ai appliqué par-dessus une greffe ostéopériostique. Deux mois plus tard la consolidation était complète. Dans le troisième cas j'ai fait également une greffe ostéopériostique ; je viens de revoir ce blessé qui
Fig. 329. — Le même :
Au 5° mois sous un appareil de Delbet, il s'est fait une fracture du greffon.
Fig. 330. — Deux mois plus tard la résorption du greffon s'est accentuée au niveau de la fracture.
Fig. 331. — Greffe ostéo-périostique Deux mois plus tard la consolidation est complète. Elle s'est maintenue ultérieurement.
marche avec un appareil de Delbet : la consolidation six mois après était complète, et actuellement le blessé marche sans appareil (1). Je me demande si en prélevant le greffon sur un os sain, non ostéoporosé, on n'éviterait pas cette fracture tardive du greffon.
De toute façon je crois qu'il est prudent défaire porter à ces opérés, pendant au moins un an, un appareil orthopédique de soutien.
En résumé, sur mes 12 cas d'intervention par le procédé d'Albee, 10 sont complètement solides, un des deux derniers est trop récent pour qu'une consolidation ait pu s'effectuer. Ces chiffres suffisent, à mon sens, à réfuter les objections qui ont été faites au procédé d'Albee.
(1) Il s'est produit chez ce blessé, au bout de quelques mois, une nouvelle résorption du cal.
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PSEUDARTHROSES DE JAMBE
Dans 6 cas où la perte de substance était peu considérable j'ai utilisé le procédé suivant : j'ai taillé sur l'un des deux fragments à proximité de la pseudarthrose un épais greffon rigide comprenant le périoste et toute la face interne du tibia jusqu'au canal médullaire ; j'ai placé ce greffon audessus de la perte de substance ; je ne l'ai pas fixé, me contentant de lui creuser une place en évidant légèrement le fragment opposé lorsqu'il était exubérant, le mettant simplementau contact lorsqu'il était atrophié, puisle
Fig. 332. — Pseudarthrose du tibia au tiers moyen.
Perte de substance moyenne.
Fig 332 a. — Taille au ciseau frappé sur le fragment supérieur d'un épais gretfon ostéopériostique, dont on a taillé le lit à cheval sur la perte de substance. Consolidation en 2 mois.
recouvrant partiellement avec le périoste préalablement décollé du fragment.
Ces 6 cas m'ont donné 5 consolidations et un échec par suppuration. Je n'ai malheureusement pu suivre ce dernier blessé jusqu'au bout. Le greffon a été extirpé ; peut-être, s'il eût été laissé en place, la consolidation se serait-elle produite tardivement, comme dans les cas signalés par Heitz Boyer.
J'ai appliqué lagreffe ostéopériostique dans trois cas, avec trois succès. Dans un cas il s'agissait d'une greffe massive pratiquée à Dinard par Chalier. Lagreffe ne s'était soudée qu'à l'une de ses extrémités : j'ai mis à cheval sur l'autre extrémité une greffe ostéopériostique, et la consolidation a été rapide.
[OUJAIilER]
CHIRl RGIE liEPMiATRICE ET ORTHOPEDIQUE
Fig. 333. — Pseudarthrose du tibia sus-malléolaire.
Fig. 333 a. — Double Fig. 333t. — Radiographie
greffe ostéopérios- au 6e mois. Les greffons
tique comblant en sont englobés dans une