‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 162 sur 257 · Rétablissement de 1 aplomb par liège inte- * · texte numérisé non relu

Rétablissement de 1 aplomb par liège inte- *

rieur. tuel des adolescents.

Dans les cas les plus fréquents, la classique semelle de liège intérieure, épaisse en dedans et amincie en dehors, rétablit la forme delà voûte plantaire.

Dans les cas invétérés, c'est le pied tout entier qui doit être reçu dans une gouttière reproduisant exactement sa forme, comme dans le varus irréductible (fig. 418).

Ankyloses de la tibio-tarsienne. — Elles peuvent être complètes ou incomplètes, en position normale ou vicieuse.

Dans l'ankylose à angle droit, sans raccourcissement, cas le plus favorable, une chaussure orthopédique est inutile. Mais une chaussure sur mesure très soigneusement confectionnée est nécessaire après astragalectomie, pour éviter de blesser la peau au point où se trouvent des cicatrices, souvent étendues et fragiles. Dans l'ankjdose après fracture des malléoles ou fracas plus complexe de cette région, il peut se produire un

raccourcissement. Lorsque, ce qui est rare, il est de plus de 3 centimètres, l'adjonction d'un liège est nécessaire.

L'ankylose en équinisme peut s'appareiller au moyen d'une simple talonnette, comme nous l'avons vu à propos des pieds équins par rétraction du triceps sural. Mais il est Fig. 420. — Schéma , r. , , ,

d'une chaussure preierabie, en cas de raccourcissement même léser, de

Fig 419. — Schéma d'une chaussure pour pied équin.

pour pied talus.

léger, ae munir la chaussure d'une garniture de liège intérieure, qui maintient le pied beaucoup plus solidement et est plus élégante. Pour donner à la chaussure une longueur égale à celle du pied sain, il est nécessaire d'ajouter un bout en liège en avant des orteils (fig. 419).

L'ank\'lose en talus, beaucoup plus rare, nécessite l'application d'un liège intérieur s'élevant d'arrière en avant. La hauteur de ce liège en avant doit être suffisante pour éviter la suppression complète du talon, qui rend la chaussure très inesthétique et à laquelle les blessés s'habituent difficilement (fig. 420).

Ankylose incomplète et douloureuse. — L'ankylose incomplète est souvent douloureuse, et cela d'une manière longtemps persistante.

Dans les cas légers, il suffit parfois de munir la chaussure d'un contrefort postérieur embrassant tout l'arrière-pied (Ducroquet) ; mais le plus souvent ce moyen est insuffisant.

Lorsque l'excursion des mouvements est étendue, il faut limiter l'amplitude des mouvements de la tibio-tersienne en deçà du point où ils deviennent douloureux. Ce desideratum est réalisé au moyen de deux

APPAREILLAGE DES LESIONS DU PIED

attelles métalliques latérales formant étrier entre le talon et la semelle, et réunies au niveau de la tibio-tarsienne à deux attelles montant jusqu'à mijambe, unies à leur extrémité par une embrasse postérieure et une courroie fermant en avant. L'articulation au niveau des malléoles présente une butée antérieure et une butée postérieure limitant la flexion et l'extension.

Lorsque les mouvements sont très limités et douloureux, il est préférable d'ankyloser complètement la jointure. On supprime donc toute articulation métallique ; mais outre les montants latéraux rigides il faut adapter à la chaussure une lame métallique placée sous la semelle.

Ablation du calcanéum. — Cette mutilation mérite une mention spéciale, car elle laisse à sa suite un pied déformé, effilé, sans voûte plantaire, et souvent douloureux.

Il est nécessaire de garnir la chaussure d'un liège pjgi 421, Schèir

comblant le vide laissé par le calcanéum, mais soi- d'une. chaussure pour , . . , . , . . , . ablation du calca-

gneusement evide au niveau des cicatrices pour éviter néum.

tout contact douloureux ou vulnérant. L'assise en

liège est également nécessaire en avant pour soutenir la plante du pied

(fig. 421).

Pseudarthrose des métatarsiens. — Dans les cas favorables, une lame d'acier fixée sous la semelle et un renforcement de la claque suffisent pour permettre la marche. Mais il n'est pas rare de voir échouer tout appareillage, et l'amputation de l'avant-pied devient nécessaire.

Déformations des orteils. — Elles peuvent être très diverses. Uhallux valgus, les déviations latérales obligent à donner à la semelle une forme spéciale, pour permettre l'attache de la tige sans pression douloureuse.

Pour l'orteil ou les orteils en marteau, il faut renforcer le bout dur et lui donner une forme très convexe, pour éviter tout contact pénible.

Nous avons observé souvent une flexion permanente et irréductible des orteils et surtout du premier, rendant la marche absolument impossible. Ces lésions sont presque toujours associées à l'équinisme. On ménage alors

pour pied équm dans la semelle intérieure en liège une loge contenant le

avec rétraction des .. .

orteils. ou les orteils tombants (lig. 422).

Cicatrices plantaires. — Elles sont presque toujours douloureuses et entraînent, suivant leur siège, la marche en varus, valgus, talus ou équin par laquelle le blessé évite d'appuyer sur elles. Il est indispensable en ce

Fig. 422. — Schéma d'une chaussure

cas de garnir la chaussure d'un liège intérieur évidé au niveau de la ou des cicatrices pour éviter le contact avec le sol.

Difformités graves. — Dans certains cas, le pied est si déformé et douloureux que le mieux est d'amputer au niveau de la tibio-tarsienne (Syme). Lorsque le blessé s'y refuse, il est nécessaire d'établir un appareil à point d'appui tibial suspendant le pied et empêchant son contact avec le sol.

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