CONTRACTURES RÉFLEXES DU MEMBRE INFÉRIEUR, PIED BOT NÉVROPATHIQUE
[RENÉ LE FORT {de Lille).]
Les contractures dites réflexes se sont montrées d'une fréquence extrême au cours de la guerre mondiale.
A peine mentionnées avant la guerre, elles ont suscité un nombre considérable de travaux qui jettent sur la question une vive lueur, sans apporter la solution définitive des nombreux problèmes cliniques qu'elle soulève.
Elles s'observent à la suite des lésions traumatiques les plus variées, et malgré leur caractère névropathique évident, sans que le système nerveux ou même le système vasculaire soient le plus souvent touchés.
Les blessures graves sont loin d'être en cause dans la majorité des cas ; l'affection succède bien plus volontiers à une plaie minime, à un séton des parties molles ou à une lésion limitée du métatarse qu'à une fracture du fémur ou du tibia. Une simple contusion peut en être le point de départ.
[LE FOUT
ig6
CHIRURGIE RÉPARATRICE ET ORTHOPÉDIQl E
Fig. 428. — Association de contracture des quatre derniers orteils avec paralysie flasque du gros orteil (plaie de la cheville avec rétraction tendineuse), d'après Babinski et Froment.
Fig. 429. — Contracture du membre inférieur en extension avec pied bot varus (plaie de la région fessière), d'après Babinski et Froment.
[LE FORT
Fig. 430. — Contracture des muscles de la ceinture pelvienne avec rotation externe très marquée du membre inférieur et état parétique du pied (plaie de la région trochantérienne), d'après Babinski et Froment.