DÉSARTICULATION DU GENOU ET OPÉRATIONS SIMILAIRES. — LEUR APPAREILLAGE
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Trois opérations différentes fournissent ces moignons : la résection intracondylienne, le Gritti et la désarticulation du genou.
Dans tous ces cas, le sujet utilise comme surface d'appui l'extrémité même du moignon (l'appui terminal), et non pas sa racine, comme nous l'avons vu dans l'amputation de jambe. Il résulte de là que
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DESARTICULATION DU GENOU
le lambeau doit être bon, que la cicatrice terminale ou adhérente empêcherait tout usage d'un appareil de prothèse. Il faut, en outre, éviter toute tension delà peau, cette tension déterminant des adhérences au squelette. Dans les retouches de moignon, ces adhérences sont telles qu'il est impossible de détacher la peau sans la déchirer. Mieux vaut donc procéder d'emblée à une opération en un siège un peu plus élevé, si cela est nécessaire pour obtenir une moindre tension de la peau.
Suivant qu'on a affaire à une des trois opérations dont nous avons parlé, la valeur du moignon comme surface d'appui est différente (fig. 497, I) : c'est la résection intra conclu tienne
qui fournit lasurface d'appui Fif 4T97. - Diverses dimensions de la surface d'appui : * ' , . I. L amputation intracondylienne ; 11. uritly sus-
la plus large. L opération condylien ; III. Désarticulation du genou.
de Gritti donne un appui
aussi bon lorsqu'on a affaire à une section intra-condylienne ; il est donc, dans ce cas, indifférent de prendre ou non la rotule. Mais si on a affaire à une section diaphysaire, l'utilisation de la rotule constitue un avantage, parce que la surface d'appui se trouve plus grande avec rotule que sans rotule. La section diaphysaire seule fournit en effet une surface insuffisante pour l'appui terminal (fig. 497, II).
C'est la désarticulation du genou qui donne le moignon le plus défavorable au point de vue surface d'appui. L'appui est en effet réalisé ici par les deux crêtes tranchantes des condyles (fig. 497, III), la peau s'amincit à ce niveau : bref, tous les inconvénients d'une surface d'appui insuffisamment grande se rencontrent dans ce cas.
Il est vrai que grâce à un coussin interposé entre l'appareil et la base concave des condyles, le sujet fait augmenter la surface d'appui ; mais ce procédé donne souvent des résultats insuffisants et l'expérience démontre que l'amputé doit recourir à l'appui sur l'ischion.