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i4o CHIRURGIE RÉP \li VTRICE ET ORTHOPÉDIQl E
doivent être systématiquement recherchées et dépistées, rendent la tâche du chirurgien plus ardue et obligent souvent à des interventions sériées.
Traitement. — Le plus souvent il est en effet nécessaire de procéder par étapes successives.
Une première séance opératoire comprendra l'extirpation de tout le tissu cicatriciel et la réfection des téguments au moyen d'une autoplastie cutanée.
L'ablation du tissu cicatriciel doit être totale ; l'étendue de la brèche opératoire importe peu, mais il est essentiel de respecter les nerfs et les vaisseaux. On amorcera leur dissection en lieu sain, c'est-à-dire au-dessus et au-dessous de la cicatrice, et on la poursuivra dans toute l'étendue de cette cicatrice.
Pour combler la brèche cutanée, force est de recourir à une autoplastie. A l'avant-bras, l'autoplastie italienne est d'une exécution relativement simple et doit être, en règle générale, préférée à l'autoplastie française par glissement. Le lambeau est prélevé sur la face antéro-latérale de l'abdomen.
Deux recommandations essentielles :
1° Pour éviter le sphacèle du lambeau, il est indispensable de le fixer sans aucune tension ; par conséquent, il faut tailler large, en tenant compte de la rétraction cutanée.
2° Comme les interventions tardives pour blessures de guerre sont fréquemment suivies de suppuration par libération et reviviscence de germes microbiens, il est prudent de ne pas faire une suture étanche du lambeau aux lèvres de la plaie opératoire, mais de faire aux points déclives la suture assez lâche pour permettre l'évacuation du sang et de la sérosité.
L'autoplastie ayant substitué à la cicatrice cutanée une peau saine, on tentera, dans une seconde séance opératoire, à un mois de distance, la restauration des muscles et des tendons.
Si la restauration tendineuse est chose relativement aisée, il n'en va pas de même de la restauration musculaire, et nous avons déjà vu (tome I, page 99) que la greffe musculaire et l'autoplastie musculaire n'étaient guère entrées dans le domaine pratique.
A l'avant-bras, non seulement on pourrait recourir à une autoplastie d'un muscle par dédoublement d'un muscle voisin et glissement (méthode française), mais, théoriquement, on pourrait encore combler la brèche musculaire en même temps que la brèche cutanée de l'avant-bras, en taillant au niveau delà face antéro-latérale de l'abdomen un lambeau qui ne serait pas exclusivement cutané, mais comprendrait dans son épaisseur une tranche musculo-aponévrotique.
Les tendons se prêtent mieux que les muscles à la restauration. Nageotte nous a appris que des fragments de tendon mort et conservés dans l'alcool pouvaient être entièrement réhabités et utilisés pour combler une perte de substance tendineuse même étendue.
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