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B. — PHALANGES

Les mêmes considérations que nous venons défaire à propos des métacarpiens peuvent s'appliquer aux phalanges.

[A. MOUCEET]

Fig. 144. — Même cas que fig. 143. Une mitaine en cuir donne de la rigidité au pouce ballant et permet la préhension. (Collection Desfosses.)

Les consolidations vicieuses sont fréquentes dans la vie civile, mais les pseudarthroses sont rares. Ce sont les blessures de guerre qui offrent des exemples de ces pseudarthroses, causées par des pertes de substance de la première ou de la seconde phalange.

Elles sont gênantes par elles-mêmes, parce que ledoigt est déformé, raccourci, dévié plus ou moins latéralement mais aussi en arrière — en raison de la prédominance du tendon extenseur, lorsqu'il n'est pas détruit, — gênantes aussi parce quelles s'accompagnent presque toujours de des-

Fig. 145. — Fracture du 1er métacarpien avec perte de substance, fracture de la première phalange de l'index avec déplacement persistant des fragments. Pouce immobile; index impotent. (Collection Desfosses.)

tructions ou d'adhérences tendineuses, de blessures de leurs gaines, et souvent de lésions articulaires aboutissant à l'enraidissement, voire même à l'ankylose.

La conduite à tenir en présence de ces pseudarthroses phalangiennes est particulièrement délicate. Elle doit s'inspirer de l'observation attentive des fonctions du doigt. Aussi conservateur que possible dans les lésions digitales, le chirurgien ne doit supprimer ledoigt atteint de pseudarthrose que si la complexité des lésions associées rend impossible la réparation d'une difformité gênante dont le blessé demande à être débarrassé.

D'autre part, le chirurgien ne doit traiter la pseudarthrose opératoirement par une greffe osseuse appropriée que s'il est sûr de l'intégrité de l'appareil musculo-tendineux.

Ces indications, il faut le reconnaître, sont extrêmement restreintes.

[A. MOVCHET]

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