A) PARALYSIE RADIALE
1» Interruption physiologique totale.
Lorsque la lésion siège sur la première portion du radial, elle réalise le tableau classique de la paralysie radiale : paraWsie avec hypotonie extrême de tous les muscles innervés par le radial (triceps, anconé, muscles épicondyliens, muscles extenseurs des doigts, du pouce, de l'index, de l'annulaire) ; atrophie rapide de ces muscles avec apparition de la R. D. totale, l'excitabilité faradique n'étant conservée que pendant les premiers jours ; abolition du réflexe tricipital ; insensibilité mi tronc du radial au-dessous de la lésion ; anesthésie cutanée à tous les modes dans les territoires brachial, antibrachial et dorsal palmaire du radial.
A mesure que la lésion sera plus basse, telle branche émergente sera épargnée, le territoire paralysé se restreindra et seule une exploration électrique permettra de le préciser. C'est ainsi que le type « gouttière de torsion » est caractérisé par l'intégrité du triceps et de l'anconé, du réflexe tricipital, du territoire sensitif (fig. 166 et 167) brachial et antibrachial, que
[CESTAN ET DAMBRIN]
igG
dans le type brachial inférieur on peut constater l'intégrité du long supinateur dont le nerf peut se détacher très haut, que dans le type
Fig. 166 et 167. — Trajet du nerf radial (d'après Sappey).
antibrachial, il est possible d'observer des paralysies dissociées des muscles de la loge antéro-externe, étant donné que, rapidement, le nerf radial s'épanouit en un bouquet de rameaux terminaux divergents.
2° Interruption incomplète.
Ce syndrome paraît pouvoir révéler deux aspects :
1° Le plus souvent, les signes ont la même étendue et la même topographie que dans le syndrome d'interruption complète; ils n'en diffèrent qu'au point de vue quantitatif : hypotonie des muscles paralyses