‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 66 sur 257 · C EST AN ET DAM BRIN · texte numérisé non relu

C EST AN ET DAM BRIN

moins complète, tronc du radial au-dessous de cette lésion sensible à la pression, troubles de la sensibilité cutanée consistant en simple hypoesthésie ou en diminution de la sensibilité du type syringomyélique, réactions électriques moins troublées avec parfois même persistance de la contractilité faradique, enfin, et surtout, apparition, au bout de quelques semaines, de signes de régénération progressive du nerf.

2° Plus rarement, on se trouve en présence d'une névrite parcellair2, épargnant, par exemple dans le type gouttière de torsion, le long supinateur et les radiaux. Certains auteurs ont voulu voir là une preuve de la systématisation des fibres du nerf radial, de telle sorte que, pour eux, la moitié externe du nerf, au-dessous de la gouttière de torsion, est formée par la branche sensitivo-palmaire et les fibres motrices du long supinateur et des radiaux.

Mais les exemples probants de cette systématisation sont trop rares et, au surplus, quelques neurologistes soutiennent que ces paralysies dissociées ne sont pas caractéristiques d'une hémi-section, mais dépendent également de la résistance moindre aux lésions de compression que présentent les filets nerveux destinés aux petits muscles distaux.

3° Syndrome d'atrophie définitive et syndrome de restauration.

Voici un blessé qui présente un syndrome d'interruption totale. Dès lors, deux évolutions sont possibles, soit l'atrophie définitive, soit la régénération totale ou partielle du nerf. Dans le premier cas l'atrophie musculaire des muscles épicondyliens et de la loge postérieure de l'avantbras devient extrême, leur excitabilité galvanique s'affaiblit au point de disparaître complètement. Enfin, peut survenir une pseudo-contracture des muscles fléchisseurs, qui pourra même rendre impossible un appareillage ; les troubles trophiques de la main ne se voient guère que dans les cas complexes.

En sens inverse, la régénération peut être annoncée par des fourmillements spontanés sur le trajet du nerf ; ce dernier devient sensible à la pression au-dessous de la lésion et on peut aussi suivre la progression centrifuge des cylindraxes (Tinel) ; puis survient une hypotonie moindre des muscles paralysés, enfin, une ébauche de la contractilité volontaire qui prend peu à peu de l'énergie ; ce retour de la contractilité volontaire précède celui de la contractilité faradique ; l'inverse peut cependant s'observer ; le territoire d'anesthésie diminue, tandis que l'hypoesthésie remplace l'anesthésie.

Parfois cette restauration est complète ; le plus souvent, elle est incomplète, les muscles présentant pendant de longs mois de la R. D. partielle, les troubles sensitifs persistant et le réflexe stylo-radial restant aboli.

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