REDUCTION SANGLANTE DE LA LUXATION DE L'EPAULE
(Procédé de Dollinger)
[in Monod et Van vert s]
cor. b.
1er Temps.
2e Temps.
Dell.
3e Temps, c. r. o. — 2
S. se.
gr. P.
Dell
cor. b c. p.b.-
4e Temps.
[/. DU\EJiGEl\]
i8 CHIRURGIE RÉPARATRICE ET ORTHOPÉDIQUE
ne pouvant plus rouler sous la voûte acromio-coracoïdienne, et encore lorsque le rétrécissement de la glène rend impossible le maintien de la tête en bonne place. On aura parfois intérêt à assurer par un fil le contact huméro-glénoïdien pour éviter la subluxation ultérieure de l'humérus en avant.
PÉRI-ARTHRITE SCAPULO-HUMÉRALE
La péri-arthrite scapulo-humérale est due à l'inflammation chronique de la bourse séreuse sous-deltoïdienne.
Elle constitue une complication des plus fréquentes des traumatismes de l'épaule, succédant aux fractures, luxations, entorses, quelquefois simples contusions. Cependant elle s'est montrée assez rarement à la suite des blessures de guerre. Dans certains cas, faute de trauma, le rhumatisme est incriminé.
L'affection est caractérisée par des douleurs au niveau de l'épaule, surtout à l'occasion des mouvements, par une limitation de certains mouvements et par une atropine musculaire plus ou moins marquée. A l'examen, l'omoplate est souvent entraînée dans les mouvements, surtout dans l'abduction. Les craquements et froissements péri-articulaires sont sentis facilement en appliquant la main tout entière sur l'épaule pendant l'exécution des mouvements. La forme aiguë ou chronique peut être observée.
Le diagnostic doit être établi avec les diverses formes d'arthrite, en particulier la scapulalgie. Dans les arthrites, les douleurs spontanées sont fréquentes; la pression, au niveau de l'articulation, réveille des douleurs violentes ; tous les mouvements sont douloureux et entraînent l'omoplate.
La radiographie doit toujours être pratiquée ; elle décèlera des fractures tubérositaires parcellaires qui peuvent se compliquer de péri-arthrite avec présence d'ossifications. Elle montrera quelquefois l'existence d'un projectile oublié.
Le pronostic peut être sérieux, si on méconnaît la maladie : les adhérences se font, en effet, plus serrées et résistantes ; elles finissent par déterminer une raideur, une ankylose aussi grave que si elle était produite par des lésions intra-articulaires. Le pronostic est relativement bénin, au contraire, si le diagnostic est fait rapidement et un traitement convenable institué. Cependant il faut se rappeler que l'affection est souvent très tenace.
Traitement de la péri-arthrite scapulo-humérale. — Pendant la phase aiguë, le malade sera immobilisé ; dès que les phénomènes douloureux seront calmés, il sera soumis à la mobilisation prudente et progressive, au massage, à la révulsion à l'aide de pointes de feu, aux douches de vapeur.
Les eaux thermales d'Aix, Bourbonne-les-Bains, Saint-Amand, Dax, devront parfois être utilisées et donneront des succès.
[J. DU VERGE Y
LAXITÉS DE L'ÉPAULE 19
Dans quelques cas exceptionnels, afin de rompre les adhérences fibreuses par trop rebelles et libérer le deltoïde, la mobilisation forcée sous anesthésie générale devra être pratiquée.
Si la radiographie révélait des fragments osseux détachés ou des taches obscures sous-acromiales, on peut être conduit à enlever chirurgicalement ces esquilles ou ces dépôts calcaires.
J'ai essayé avec succès chez deux malades les injections dans la bourse séreuse d'huile stérilisée à la dose de 20 ce. à deux ou trois reprises.