‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 83 sur 257 · NO VÉ-JOSSEHA ND · texte numérisé non relu

NO VÉ-JOSSEHA ND

CHIRURGIE RÉPARATRICE ET < )RTH( >l>/::i>l< H E

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est découpée une ouverture allongée verticalement et légèrement incurvée en arc de cercle de façon à former un secteur d'environ 100°. Les bords

de ce secteur ne sont pas rectilignes, ils sont creusés sur leur face interne de dépressions tronconiques qui leur donnent un aspect dentelé. La pièce inférieure est taillée en demichape pour s'appliquer contre la face externe de la plaque d'acier avec laquelle elle s'articule par un pivot correspondant à l'orifice de 5 millimètres signalé plus haut. Elle porte en outre, dans la partie qui est en regard du secteur dentelé, une vis dont le corps est renllé en forme de toupie. Le serrage de cette vis la fait pénétrer dans les dentelures correspondantes du secteur, et bloque le coude; lorsqu'on la desserre les mouvements deviennent libres. La tige antibrachiale qui fait suite à cette partie inférieure du coude articulé est longue seulement de 5 à 6 centimètres, et se termine par un filetage qui permet de lui ajouter une tige de rallonge lorsqu'on veut donner à l'avant-bras toute sa longueur.

La fixation du porte-outil ou de la tige arti-

Hg. 197 — Tige articulée au m- cuiée sur la prothèse soulève un autre proveau du coude (modèle de ...

Trêves modifié par Durillon), blême dont la solution varie suivant la nature

du travail que doit faire le mutilé.

Les agriculteurs, et d'une façon générale tous ceux qui travaillent de force, demandent surtout une fixation solide et sûre, capable de supporter d^s efforts violents et répétés sans céder et sans prendre du jeu. C'est le vissage qui peut le mieux donner ce résultat. On lui reproche le temps perdu pour le changement des outils, mais cet inconvénient est petit, car ces mutilés travaillent généralement longtemps avec le même outil.

Il en est autrement pour les artisans qui doivent se servir d'outils variés, les changer souvent ou modifier leur direction, et qui ont besoin de plus d'adresse que de force. Divers dispositifs ont été imaginés dans le but de permettre de saisir l'outil rapidement et de le lâcher de même. Les principaux sont : le système à guillotine d'origine suédoise, la baïonnette et le système à boule d'Adda. La guillotine est la plus employée.

Elle se compose d'un disque plat de 2 à 3 millimètres d'épaisseur au centre duquel est brasé un culot d'acier dont la partie débordante est percée d'un trou bordé de huit rainures en forme d'étoile. A la partie interne de ce culot est ménagée une fente horizontale dans laquelle se meut la trappe-guillotine. Celle-ci est formée par une plaque percée d'un

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APPAREILLAGE DES AMPUTATIONS

qu'elle du côté

obture opposé

trou et maintenue par un ressort dans une position telle en partie l'ouverture du culot (fig. 198). Un bouton placé permet de repousser la plaque lorsqu'on veut dégager cet orifice. La tige du porte-outil est renflée de façon à former une tête de dimension correspondante à celle du trou du culot, et une gorge dans laquelle vient se placer le bord de la trappeguillotine lorsque le porte-outil est en place. Un ergot correspondant aux rainures qui bordent le trou du culot permet d'orienter le porte-outil dans toutes les positions de rotation.

B) Appareils de prothèse.

D'après ce que nous avons exposé précédemment, le but principal de la prothèse que nous étudions ici est d'assujettir solidement le porteoutil sur le moignon, en évitant le plus possible de gêner les mouvements de ce dernier et ceux de l'ensemble du corps.

Ces appareils varient naturellement suivant le type de la mutilation ; nous allons décrire leurs principaux modèles. Mais plusieurs sortes d'appareils peuvent aussi convenir à une même mutilation. C'est ainsi qu'on distingue des appareils provisoires destinés à permettre le travail précoce des amputés, avant leur cicatrisation complète ou bien pendant la période où le moignon

se fait et change de volume et de forme ; des appareils de secours qui sont du même modèle que les appareils définitifs, mais d'une construction plus simple et ont pour but de remplacer ces derniers en cas de réparation- Nous n'avons pas cru nécessaire de faire des chapitres spéciaux pour ces appareils provisoires ou de secours, car leurs principes ne sont pas différents de ceux que nous allons décrire. Nous ferons seulement à leur sujet une remarque importante, c'est qu'il est nécessaire d'adapter ces appareils sur les moignons, et de les suspendre tout aussi bien que s'il s'agissait d'appareils dits définitifs. Le mutilé qui commence sa rééducation renoncera en effet bien vite au travail si son appareil le gêne, le blesse ou l'incommode.

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