I. - LUXATIONS CONGÉNITALES INVÉTÉRÉES
Cette variété, souvent bilatérale, se reconnaîtra à son apparition datant de la plus tendre enfance. Il s'agit de boiteux de naissance. La claudication s'est accentuée avec l'âge, entraînant, par l'ascension de la tète
fémorale dans la fosse iliaque, un raccourcissement du membre inférieur. Celui-ci se met en flexion et adduction plus ou moins prononcée. Le bassin bascule en avant, entraînant la production d'une ensellure lombaire fig. 245) qui se complique de déviation rachidienne latérale dans les luxations portant sur un seul côté ou dans les luxations bilatérales, mais non symétriques. L'affection reste longtemps indolore; son seul signe est la claudication spéciale « en plongeon ». A la longue, sous l'influence du poids du corps, ces luxations deviennent très souvent douloureuses, surtout chez les sujets gras, de souche arthritique, créant une infirmité qui est à la fois disgracieuse et très pénible. Le traitement de Lorenz (réduction non sanglante sous anesthésie générale), appliqué tôt chez les enfants atteints de cette malformation, a été un très grand progrès dans cette maladie, qui jusque-là était restée l'opprobre de la chirurgie.
Il est à souhaiter que tous les enfants atteints de cette malformation soient opérés de bonne heure, afin de pouvoir, en cas d'échec, renouveler les tentatives de réduction jusqu'à succès complet. A partir de 10 ans, cette opération est à déconseiller.
Fig. 245. — Luxation con- Le seul traitement à recommander chez les
génitale double. Déforma- sujet âgés est le traitement palliatif que nous
tions du bassin et du ,, , ,.
rachis (Gu\ot). allons étudier.
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Ce traitement devra s'adresser : 1° à l'absence de fixité de l'extrémité supérieure du fémur ; 2° à l'attitude vicieuse du membre ; 3° au raccourcissement.Il sera obtenu : 1° par des procédés non sanglants ; 2° par des interventions chirurgicales.