MONARCHIE
auront l’administration des (
leniers du
1 loi
i 5 sous par jour ou 2 écus et
demi par
mois
Le Maréchal de Y alli an (1633-1707).
et les envoyer pareillement dans les lieux de leur naissance, chez leurs parents, où ils pourraient encore s’appliquer à quelques menus ouvrages et gagner une partie de leur vie, même se marier et faire des enfants, chose pour laquelle on ne saurait avoir trop d’attention ; et, pour les honorer dans leur- province, permettre de porter 1 habit militaire, les jours de fêtes solennelles.
CHIRURGIENS ET RLESSES A TRAVERS L’HISTOIRE
I So
à ceux qui auront de quoi en avoir ; leur donner un banc distingué à l’église et la primauté au pain bénit et à l'offerte ; le rang à la procession après les seigneurs et magistrats du lieu ; commettre toutes les causes, s’ils en ont, par devant l’intendant de la province, qui sera leur protecteur, et ne les point mettre à la taille pour cause de leurs pensions, mais seulement pour le commerce qu’ils feront et pour les autres biens qu'ils pourraient posséder ; finalement que, quand ils viendront à mourir, les communautés des lieux où ils feront leur demeure leur fassent faire un service solennel à leurs dépens ; et pour mettre la jeunesse des lieux de leur demeure en goût de la guerre, les faire payer manuellement de leur pension, de quartier en quartier, par le receveur des tailles de chaque élection ou par leurs commis qui seront obligés de les traiter de M onsieur en les payant, sans qu’il leur soit permis d’en user autrement, ni de se servir de termes incivils et malhonnêtes à leur égard, ces pensions exemptes de toutes saisies, de quelque nature et de quelque cause que ce pût être. Il ne faut pas douter que, quand les garçons du village verront faire de tels traitements aux invalides, eux qui ne manient que des deniers et au plus des sols et qui ne sont point honorés, ne conçoivent une bonne opinion et qu’elle ne contribuât à leur faire venir l’envie d’aller à la guerre, ou que, du moins, cela leur inspirerait bien plus de disposition qu’ils n’en ont, et quand ils y seraient une fois engagés, ils déserteraient bien moins qu’ils ne font...
Quel que soit le bien-fondé de cerlaines de ces critiques1, et malgré maintes vicissitudes, l’Hôtel des Invalides offre toujours aux regards sa façade imposante, qui rappelle l’époque de sa fondation et consacre à jamais le souvenir du monarque qui a voulu léguer à la postérité un monument portant témoignage de sa généreuse pensée.
1 Dans un livre, intitulé Mon voyage eu Prusse (p. 86), l’auteur, le marquis de Langle, dit des Invalides: « On lit sur la façade de l'Hôtel des Invalides: lœso et invicto milili. Cette « inscription est vraiment belle : il vaudrait mieux qu’elle le fût moins et que les soldats « invalides ne fussent pas aussi mal nourris, aussi mal couchés. Deux dans un lit, un seul « matelas, du mauvais bouillon, jamais de vin, de la bière, et quelle bière ! un verre dans une « pinte d’eau... » C’était le revers de la médaille.