‹ Chirurgiens et blessésChapitre 62 sur 122 · DÉPARTEMENT DE LA SEINE · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT DE LA SEINE

Loi du 28 Nivôse, an 7.

C E RT 1 F I c AT d3 infirmité ou de validité à délivrer par l3 Officier de santé , nommé par V Administration Municipale .

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Je soussigné Officier de santé,

nommé par l’Administration Municipale du Couz&n,

en vertu de la loi du 28 Nivôse, pour l’examen ~~~ des Conscrits et Réquisitionnâmes soumis, à la susdite Ipi , certifie ^ SIGNALEMENT. qUe jg c;t0yC)1 ff éaYu> ~ù/lpy /'

la profession de — X-cccTlxO • ■* natif de é) 'ctAn 1*^.0

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de la République ^française, une et

par Je Commissaire du Directoire exécutif près V Administration Municipale du /f v ansurrét/' ér> •- — -

Le /X? t/* ésrr S U*- an Jl/è^n - de la République

française , une et indivisible. .

Certificat d’infirmité : myopie. (An Vil de la République.) (Collection de l'auteur.)

?)r]l\ CHIRURGIENS ET RLESSES A TRAVERS L’HISTOIRE

Les lazarets de Trêves, de Longwy , de Verdun, de Dun, de Grandpré rebutaient les soldats par leur malpropreté. Un témoin oculaire affirme avoir vu les dysentériques se soulager où ils pouvaient ; les grabats des malades, affreusement souillés et pourris; les morts, gisant dans leurs ordures et jetés au dehors avec leur paillasse1. On n’en était pas là chez nous; bien que, les guerres se prolongeant, les soins aux malades et aux blessés fussent de plus en plus négligés.

Au début de la Révolution, on avait témoigné de plus de sollicitude; mais, comme tout était à organiser, on se ressentit, à la longue, de ce manque d’organisation.

Les règlements militaires portaient que les ambulances devaient se tenir à une lieue au plus de l’armée; mais la quantité d’équipages interposés entre l’armée et les chirurgiens, sans compter beaucoup d’autres difficultés, retardaient l’arrivée de ces derniers, en sorte que la plupart des blessés périssaient faute de secours : c’est ce qui donna l’idée à Larrey, alors chirurgien-major à l’armée du Rhin, de proposer au général en chef et au commissaire général l’établissement d’une « ambulance capable de suivre tous les mouvements, à l’instar de l’artillerie volante ».

Les vues de Larrey furent acceptées par le commandement; des essais furent tenlés, dès 1792, sur le Rhin. Le 30 septembre, à la prise de Spire, où il vit le feu pour la première fois, Larrey fit transporter les blessés dans un grand couvent, convenablement aménagé; il passa toute la nuit et la matinée qui suivit à opérer, et il eut la satisfaction de ne perdre que quatre hommes sur quarante. Ce fut peu de temps après, à un combat que livra l’avant-garde de Houchard aux Prussiens de Hohenlohe, dans les défilés d’über-Ursel, que le jeune chirurgien inaugura son ambulance volante , qui ne se composait alors que de trois chirurgiens et un infirmier, montés sur de vigoureux chevaux, avec des porte-manteaux contenant les instruments et objets de pansement. Le 6 janvier suivant, après une bataille des plus meurtrières, les ambulances volantes rendirent de si grands services, que Larrey reçut les félicitations des représentants en mission auprès de l’armée de Custine.

1 Arthur Chuquet, Les Guerres de la Révolution , t. I : La première invasion prussienne, io-j et s. (D’après le Duc de Ghoiseul, Laukhard, et le prince de Ligne, Mémoires et Mélanges, t. III).

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