LES PREMIÈRES AMBULANCES LÉGÈRES
Voiture a deux houes.
Voiture a quatre roues.
CHIRURGIENS ET BLESSES A TRAVERS l’hISTOIRE
Le courageux chirurgien se signala encore dans l’affaire du 22 juin 1793. Beauharnais, qui avait été témoin de sa brillante conduite, la signalait en ces termes, dans un rapport adressé à la Convention :
Parmi ceux des braves dont l’intelligence et l’activité ont servi brillamment la République pendant cette journée, je ne dois pas laisser ignorer... le chirurgien-major Larrey, avec ses camarades de l’ambulance volante, dont les infatigables soins dans le pansement des blessés ont diminuéce qu’un pareil jour a d’affligeant pour l’humanité, en contribuant à conserver les braves défenseurs de la patrie b
L’innovation de Larrey avait été suivie de quelques tentatives qui, dans un historique que nous nous sommes efforcé de faire aussi complet que possible, ne doivent pas être passées sous silence.
Le 11 novembre 1792, la Convention nationale décrétait la construction de voitures suspendues, pour le transport des blessés et des malades aux armées. Pour se conformer aux vœux de l’Assemblée, le Ministre de la Guerre établissait un concours avec prix, destiné au meilleur modèle qui serait présenté. Le jury appelé à se prononcer, devait se composer du Conseil de santé, auquel étaient adjoints dix membres, pris dans la Faculté et la Société de Médecine, le Collège et l’Académie de Chirurgie, et l’Académie des Sciences. Voici la lettre, inconnue des historiographes du service de , santé militaire, qui fut adressée, à cette occasion, par le Ministre de la Guerre à l’Académie des Sciences, invitant celle-ci à désigner un de ses membres, pour se joindre à ses collègues des autres corps savants. Elle nous a paru assez curieuse pour être tirée du recueil1 2 où nous avons réussi à la découvrir :
Pache , Ministre de la Guerre , à i Académie des Sciences.
Paris, le 22 décembre 1792, l’an 1er de la République Française.
Je vous préviens, Citoyens, que la Convention nationale ayant ordonné, par son décret du ii de ce mois, l’établissement de voitures couvertes et suspendues pour le transport des malades et blessés aux armées, j’ai fait publier un avis par lequel j’invite les artistes à proposer des modèles de voitures qui réunissent la commodité pour les malades et la solidité de construction.
1 Séance de la Convention du 25 juillet 1 793 (rapporté dans l’ouvrage de Paul Triaire, Dominique Larrey et les campagnes de la Révolution et de V Empire (1768-1842) ; Tours, 1 902).
2 Le Carnet , historique et littéraire, t. VIII (avril-mai-juin 1901), 291-2.