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gérai au Pape les cardinaux Landi et Passionei '.
Le premier a été dix ans en France ministre de Parme, c'est une créature de la reine douairière d'Espagne ". Il est attaché sincèrement à la France; il connait les ménaoements nécessaires pour le royaume; il est parent de !M. de Saint-Severin ; les biens de sa famille sont dans les Etats de Parme, et il tient sa fortune du cardinal Valenti. Ces différentes considérations m'en2'a2:èrent à insister sur lui; quoique le Pape ne l'aime pas personnellement. Sa Sainteté se rendit et me l'accorda.
Pour le cardinal Passionei je ne me suis déterminé à le nommer qu'après v avoir réfléchi depuis plusieurs jours, et avoir trouvé qu'il v avait infiniment plus d'inconvénients ;i le rejeter qu'à l'admettre; j'avais fait convenir de ce principe, avant d'entrer chez le Pape, ]M. le cardinal Valenti dont il est ennemi. Il est vrai que le cardinal Passionei a une présomption, un feu, et en même temps une légèreté d'idées dans la tète qui passe tout ce que l'on peut dire, mais, en matières pareilles ii celles qui seront consultées dans cette occasion, il est soumis aux avis des cardinaux Tamburini et Spinelli ; il se piquera de vouloir le bien qui lui sera sûrement présenté par les cardinaux auxquels il a confiance; d'ailleurs dans tout