Voir pp. 228 et 2't
2. Elisabeth Fariiose (1G92-176G), fille d'Edouard II, iiiiiice de Parme, avait épousé en 1714 Philipj)!' V, roi d'Espiig-iic, qui mourut en l/'iG.
i'A CHOISELL A UOME.
le Sacré-Collège il n'y eu avait pas d'autres à choisir, et il eu fallait uu pour qu'ils fussent cinq. Lorsque je parlai de lui au Pape qui l'accepta avec plaisir, je lui dis que je sentais les inconvénients de ce choix s'il pouvait y en avoir dans un conseil où présidait Sa Sainteté. Le Saint-Père m'assura que je ne devais rien craindre, qu'il veillerait lui-même à ce que toutes les intentions se dirigeassent à la gloire de Dieu, au bien de la Religion et du Royaume, et à la satisfaction de Sa Majesté. Le Pape aurait désiré que l'on joignît à ces cardinaux quelques moines théologiens; j'en fis sentir l'inconvénient à Sa Sainteté, qui condescendit à la répugnance que j'avais que les moines entrassent dans cette affaire.
Le Pape eut la bonté ensuite de résumer toute notre conversation et ce dont nous convenions, dont les différents articles étaient c^ue Sa Sainteté ne songerait pas à cette affaire que les lettres du Roi ne fussent arrivées; que, cjuand il en serait question, elle ne consulterait cjue les cardinaux convenus, et qu'elle ne prendrait aucun parti sans l'avoir communiqué à Sa Majesté et en avoir reçu son approbation.
Je remerciai le Pape de la part du Roi, et je lui ajoutai que, devant ces jours-ci renvoyer à la Cour le courrier qui m'était arrivé pour la naissance de M. le comte de Provence, j'aurais désiré que Sa Sainteté me donnât par écrit ce qu'elle venait de me faire l'honneur de me dire, pour que je
pusse l'envoyer au Roi par ce courrier, et assurer encore davantage Sa Majesté dans la confiance qu'elle avait au Saint-Père. Le Pape ne désapprouva pas ma demande, et effectivement Sa Sainteté m'a écrit dimanche matin les billets que je joins à cette lettre, qui sont censés écrits de sa propre main; j'en conserve vers moi les originaux, et j'ai l'honneur de vous en adresser la traduction littérale '. Vous v verrez, IMonsieur, ce qui est plus