TROISIEME PÉRIODE
N troisième mode se présente enfin dans l’art bysantin, alliant les architectures chrétiennes de l’Italie et de la Grèce. Dans ce nouveau système, dû surtout à l’influence des conquêtes vénitiennes, le plan se rapproche un peu des plans des basiliques latines; dans les façades, les inclinaisons des toits sont indiquées par des frontons, et Athènes nous fournira surtout de nombreux exemples, où ce système de réaction de l’Occident sur l’Orient se fait surtout remarquer. Les tribunes des femmes ont disparu; quelques places leur sont seulement réservées dans les nefs latérales. Mais où cette influence étrangère se fait surtout sentir, c’est dans la profusion et la richesse des ornements qui accompagnent les différents détails d’architecture. Les peintures à fresque, qui ont remplacé la mosaïque , se multiplient au point de finir par imiter le marbre jusqu’alors employé dans les soubassements. Des voûtes en berceau régnent sur toute la longueur de l’édifice; les fenêtres sont closes par des tablettes en pierre ou en marbre, pereées de trous circulaires. Les chambranles des portes deviennent d’un travail plus recherché; quant aux distributions intérieures, elles sont les mêmes que dans les systèmes des précédentes époques. Cette dernière période, que je fais terminer à l’invasion de la Grèce par les Turcs, peut être considérée comme se prolongeant encore de quelques siècles, vu l’état stationnaire des arts en Grèce jusqu’au moment de la dernière guerre de l’indépendance.
INTRODUCTION