‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 293 sur 684 · CHAPITRE XXVIIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIIl

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Quoique l'essence de celte lumière souveraine . la seule vraie lumière qui ne finit jamais, qui seule éclaire les anges , soit de telle nature que personne ne puis.se la voir en celte vie , puisque c’est le prix que Dieu réserve aux saints dans la gloire céleste ; c'est surtout la voir et la posséder en quelque manière, que de la voir des yeux de l'intelligence et de la foi, et d'y être sensible jusqu'à ne désirer autre chose.

Que l'homme donc, nonobstant sa ^iblesse, s’élève d'esprit et de ccrur, même au-dessus des anges; qu'il contemple attentivement les merveilles de Dieu , et qu'il ne cesse jamais de publier scs louanges. Il est bien juste que la créature rende gloire a son Créateur. Encore qu'il n'ait nul besoin de nos louanges, il ne nous a créés que pour le louer. Ijt Seigneur notre Dieu n'a nul besoin de ses créatures, il se suffit â lui-même; sa grandeur, sa puissance, sa sagesse sont infinies et iiicumpréhensibles. Le Seigneur est bien grand et bien digne de louanges ; ne cessons donc jamais de l'aimer de toute notre âme, de chanter ses merveilles, et qu'il soit l'unique centre de tons les mouvemens de notre cteur. Que toute âme donc qui ne croit digne de ses désirs que le bonheur de contempler les dioses étemelles, se nourrisse à jamais d'un mets si délicieux, et que cette nourriture toute céleste lui donne asseï de force pour s’écrier désormais dans le transport d'une joie toute sainte, û mon Dieu , je ne soupire plus qu'aprés vous.

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