I..A IMIILUSOPIIIE
pourvu ! Il manque quciqueluit des plus nécessaires ; souvent il est en proie à mille inquiétudes , dont il ne peut se garantir. U n’est donc point véritablement puissant, comme il cliercliait à l'être, ün doit rai.sonner de même des dignités, delà gloire et des voluptés; car eumme elles sont indivisibles, on ne [teut les posséder l’une sans l'autre dans un degré parfait, (luicoiupic les rccherdie sc'paréraent ne peut s'eu procurer aucune, comme il le désirerait. Que s'il les recherche toutes, il tend sans doute J la béatitude; mais la trouvera-t-il dans toutes ces choses, qui, comme nous l'avons démontré, sont incapables de donner ce qu'elles promettent? Ce n'est donc pas par ces moyens insuffîsans et trompeurs qu'il faut chercher la vraie félicité. » — «Il faut en convenir, lui dis-je; c'est une vérité incontestable. » — «Te voilà donc instruit, mon cher élève; tu connais maintenant le faux bonheur, et ce qui y conduit. Tourne J présent tes yeux du côté opposé , tu y trouveras ce bonheur véritable que je t'ai promis.» — «Il faudrait être aveugle pour le méconnaître. Vous me l'avez montré en me faisant le portrait de son contraire. Car, si je ne me trompe , celui qui est panenu à la vraie félicité se suffit J soi-méme, est tout à la Ibis souverainement puissant et respectable, et jouissant de la plus grande gloire et de la satislaction la plus parfaite. Puisque donc toutes ces choses sont inséparables , ce t[ui peut nous procurer la jouissance parfaite d'une d’entre elles, nous procure infailliblement le bonheur véritable. » — « O mon cher élève ! te voilà parfaitement heureux , si à ces vérités tu ajoutes encore...»— «Eh quoi? dis-je.» — «Attends un moment , et réponds-moi. Penses-tu qu'aucune des choses périssables que renferme ce basmonde, puisse nous procurer celte vraie félicité ? » — «Non, certainement ; vous m'en avez pleinement convainai. » — «Ces apparences du vrai bien ne domirnt donc à l'homme qu'une ombre de lionheur. cl ne peuvent lui procurer cette béatitude parfaite que nous cherchons? » — «Non, sans doute. » — « Puisque tu sais distinguer la vraie béatitude d'avec son fantôme, il ne le reste plus qu'à savoir où réside cette félicité suprême. » — « Et c'est , m'écriai-je, ce que je désire avec la plus grande ardeur ; ce que j'attends avec la plus vive impatience.» — «Me voilà disposée à le satisfaire. Mais si , comme le dit Platon
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