CHAPITRE IX
Qt» In and»! papn «'«uadaieot bé«n pliu aaz fooctioaÉ ecdésiaatiqon qu'aux Mcnlièm; el qu'OQ ne doit poiol s'ékMsner téméraiirmeiil de kun praüqun ai de kure cxemptoi.
Mais quoi? si tout d'un coup vous vous appliquez entièrement A cet exercice, vos prédécesseurs ne l'ont iHiint pratiqué de la sorte; et ainsi vous vous rendrez odieux A plusieurs personnes qui ne vous verront plus mareber sur les traces de ceux qui vous ont devancé : et il semblera qne vous n'agissiez de cette manière que pour insulter A leur pratique. L'on vous attribuera ce proverbe commun , que acclui qui fait ce que personne n'a fait encore devant lui , surprend tout ie monde», comme s'il recherchait
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de se foire admirer d'un chacun. Au.ssi ne poovez-vouspas, tout ensemble et en même temps, ni corriger tous les défauts , ni réduire dans une juste mesure tous les excès de leur conduite. Il pourra bien arriver qu'avec ic temps , vous y pourrez travailler peu A peu et avec succès , selon la sagesse que Dieu vous a donnée; mais cependant servez-vous du mal d'autrui pour foire tout le bien que vous pourrez. Ce n'est pas que si nous prenons 1rs exemples des papes les plus pieux et non des modernes, nous n'en trouvions plusieurs qui ont bien su se donner du loisir parmi toutes les plus grandes affaires. On a vu Rome menacée d'iin siège, et l'épée des Barbares levée sur la tète de ses habitans; et néamnoins tout cela n'empécha point le pape saint Grégoire de prendre .son temps pour travailler A l'interprétation des saintes Ecritures; puisqu'rn ce même temps, comme il se voit dans la préfece de son ouvrage, il fit ses commentaires sur la dernière et la plus difficile partie du prophète Ézéchiel, avec autant d'exactitude que d'éloquence.