CHAPITRE PREMIER
Ue l'imlution de Mus-CbrM, d du stéfine de toute» les TiDités du noodc-
1 . Celui qui me suit ne marche point dans tes ténèbres ( Jean , viii, ). Ce sont les propres paroles de Jésusdirist, qui nous avertissent d'imiter sa vie et ses actions, si nous voulons être véritablement éclairés et délivrés de tout aveuglement du cteur.
Que notre principale occupation soit dune de méditer la vie de Jésus-Christ.
3. la doctrine de Jésus-Christ est plus excellente que toutes celles des saints; et qui aurait .son esprit , y trouverait une manne cachée.
Mais il arrive que plusieurs après avoir entendu .souvent l’Évangile en sont peu touchés , parce qu'ils n'ont pas l’esprit de Jésus-Christ.
Mais pour entendre parihitement et arec godt les paroles de Jésus -Christ, il faut travailler A rendre sa vie conforme A la sienne.
3. .\quoi vous sert -il de dire des choses sublimes sur la Trinité , si vous n'ètcs pas humble, et que par-U vous déplaisiez A la Trinité?
lians la vérité, ce ne sont pas les discours relevés qui rendent l'homme juste et saint ; mais c'est une vie pleine devertusqui le rend agréable a Dieu.
J'aime mieux sentir la componction que d'en savoir la définition.
Quand vous sauriez par cœur toute la Bible ri tontes les maximes des philosophes , A quoi servirait tout cela sans la charité et sans la grAce de Dieu?
Vanité des vanités , et tout est vanité (Ecd., 1 , 3), excepté aimer Dieu et ne servir que lui.
La souveraine sagesse consiste A tendre au royaume des deux par le mépris du monde.
4. C'est donc une vanité de rechercher des richesses péri$.sables , et d'y mettre sa confiance
C'est encore une vanité d'ambitionner les honneurs et d'aspirer A un état élevé.
C'est une vanité de suivre les désirs de la chair, et de souhaiter ce qui doit un jour nous foire punir rigoureiusement.
Cest une vanité de désirer une longue vie , et de se mettre peu en peine de mener une bonne vie.
Cest une vanité de ne foire attention qu'A la vie présente, et de ne pas prévoir l'avenir.
Cest une vanité d'aimer ce qui passe avec une extrême vitesse, et de ne pas tendre avec ardeur au terme oA nous attend une joie éternelle.
6. Souvenez-vous souvent de cette maxime : L'œil ne se rassasie point de voir, ni l'oreille d'entendre ( Ibid. , 8).
Travaillez donc A détacher votre cteur de l'a mour des choses visibles , et A vous occuper des invisibles; car ceux qui suivent l'attrait de leurs sens souillent leur conscience et perdent la grâce de Dieu.