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CHAPITRE XIIL

Ou déMTdre e! da dér^ten>HU de U tic btauloe.

La vie humaine est comme un cercle agité d’un mouvement perpétuel. On boit , on mange, | on dort; puis on sirlève pour manger aicore et pour dormir. On amasse des richesses tans se baser jamais d'en amasser. On veut vivre agréablement , et mourir le plus tard que l'on peut.

Il y a entre le baptême et le dernier soupir un amas confus et monstrueux d'occopations saintes et profanes , de sacremens et de crimes , de conféssions et de rechutes. Nul ne passe aucun jour sans commettre quelque péché, et tout le monde court au hasard sans regarder le terme où il tend. Tout le monde court , mais il y a peu de personnes qui arrivent au bout de la cairiére, parce qu'il y en a peu qui considèrent la grandeur de U gloire qui est préparée dans le ciel à ceux qu triomphent du siècle , et qui gardent les commandemens du Sauveur. Dieu ayant tiré le monde du néant, a créé l'homme ê son image et à sa ressemblance, et lui a donné un entendement pour le connaître, une volunlé pour l’aimer, une mémoire pour se souvenir de ses préceptes et pour les observer, des sens pour le sen ir, et une bouche pour publier .scs louanges.

Il a créé pour l'homme toutes les choses qui août dans le monde, et i! les loi a assqjetties afin

que, demeurant sqjet 1 son Créateur, Il se servtl d'elles et pour son salut et pourb gloirsdeDieo. Mais les hommes, étant corrompus par b volupté, se mettmt au-dessous de tout ce qu'O y a de plus bas parmi les créatures, et abusent pour leur pbisir, et au mépris de Dieu, de tous tes dons intérieurs et extérieurs , de b science, des richesses , des houneun , de b santé et de la vie. Il est certain, cependant , que s'ils en frisaient un bon usage, ib trouveraient que ce leur serait des omemens pour embellir leur esprit , des secours pour les soubger dans le voyage de cette vie , des moyens très propres pour arriver à leur fin. Le déréglement et b malice de l'homme sont si extrêmes, qu'il emploie k sa propre ruine les biens que Dieu lui accorde pour obtenir la souveraine f^icité.

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