‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 520 sur 684 · CHAPITRE XXXIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIIL

Ce qne tou tes CbrMteu sont oblit^s «le sarolr.

Tout Chrétien est obligé de savoir les commandemens de Dieu et des hommes. Les commandemens de Dieu sont ceux qui sont compris dans le Décalogue , et ceux de la foi . de l'espérance et de la charité. La foi oblige à croire les articles contenus dans le symbole. L'espérance nous donne la conflance d'obtenir par la grûce de Dieu , et par notre coopération , la vie éter nelle et les moyens qui nous la procurent et que nons demandons lorsque nous récitons l'oraison dominicale. La charité nous oblige à aimer Dieu sur toutes choses, et le prochain comme nousmêmes.

Ces trois vertus concourent pour rendre l'homme parfait. lai foi éclaire son entendement et le conduit. L'espérance l'élève à Dieu , et la charité l'y unit. Outre ces commandemens, il y en a d'autres qui obligent à recevoir le baptême et l'eucharistie , et ù confesser ses péchés, quand l’Église n'en aurait rien ordonné; «car si un homme ne renaît de l'eau et de l'esprit , il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. > Et si nous ne mangeons la chair du Fils de l'homme, et ne buvons son sang, nous n'aurons point la vie en nous. La pénitence est un remède ordonné de Dieu pour ceux qui ont perdu l'innoceuce de leur baptême. Enfin il y a des lois humaines qui ont été établies par les puissances ecdésiastiqnes ou civiles, et que l'on est obligé d'apprendre afin de lesobserver avec toute la soumission qui leur

est <Iuf. Mais pcrsoiinc no pont flre oapaWo do Ions 008 dovoirs, si los U'ni'boos do son osprit no sont dissipéos par un rayon do la vfiHlablo luinifre , oommo i! est écrit : «Hcuroiix colui i|ue vous instniisoi, Scifçnotir, et à qui vous onsoigncz votre h»i. » Car depuis le poché, l’honmie est assis dans los ténébns et dans l'ombre de la mort , et ne mesure plus le bien que par sa ooocupiscence, au lieu de le mesurer par la vérité. C'est pourquoi il ^ul implorer le secours do Dieu, et le prierqu'aprés nous avoircommandé ce qu'il lui a plu , il nous donne ce qu'il nous a commandé on dissipant nos lénébros, on ipiérissanl nos lanl'uours, on chassant la cupidité, et en versant la charité, qui est la fin du précepte, parce que quiconque aime Dieu accomplit géuéralement ses commandoinens.

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