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CHAPITRE XL

Que le» m-Mtùsüqur» et le» reliatore uni plui Oroileneu ofalis»» S la perSvljon que le» autre».

Bien que la règle de la perfection ebrétienne ait été donnée i tous les fidèles, comme nous l'avons fait voir ci-dessus, on ne saurait pourtant nier que ceux qui se sont particulièrement AS

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coDMcrés au MTvice de Dieu , soit par des vœux soleoneU fàiu dans un ordre approuvé de PÉgtne, ou par leur entrée dans le clergé, ne soient plus étroitement oUigéa i se garder que les autres.

Ceux qui sont dans ces étatsdé doivent nonseoleinent se sanctifier eux-mêmes, mais instroÎFe encore les autres fidèles par leur prédicatioD et par leur exemple, les éclairer et les conduire au salut. Il n'est pas permis de rien négliger en ceci , parce que la moindre négiigence cause de très grandes pertes. C'est pourquoi ils doivent se conduire de teiie sorte , et s'adonner avec une application si forte et si contiiKielle i i'exercice des vertus , que les personnes du monde ne sortent jamais de leur compagnie sans firapper leur estomac , et sans dire : « Ces hommes-là sont vraiment enfàns de Dieu.s Comme un religieux reconnaît que le vœu qu'il a fait d'ètre pauvre le rend incapable de posséder aucune chose en propriété, ainsi il doit reconnaître que le vœu qu'il a fiiit d'obéir ne lui permet pas d'ètre maître de sa volonté ni de ses désirs. Celui-là est vraiment pauvre et vraiment obéissant qui se dépooiile avec joie de toutes choses , même de ceiles qui .sont nécessaires à la conservation de sa vie , et qui est toujours prêt à obéir à la moindre marque de la volonté de son .supériror, soit que ce qu'il lui cooun.inde soit l^cheux ou agréable. Celui . au contraire , qui se fâche d'être dans la disette , qui en murmure et qui s'en plaint , qui obéit à regret à son supérieur, n'est point un vrai religieux ; car il ne doit vivre dans aucun autre élément . s'il est permis de parler de la sorte , que dans le mépris de soi-même , dans un abaissement volontaire , dans la renonciation à toutes choses , afin qu'il soit conforme à Jésus- Christ , qui n'a rien possédé sur la terre , et qui a nitéi à son père jusqu'à la mort.

A quoi sert de lire et de louer les vies de notre .Seigneur et des saints , si nous les lisons et les louons de la même manière que si elles ne nous touchaient en rien? Elles ne noua sont proposées que pour nous servir de modèle. Il n'y a rien de si pernicieux à un religieux que la prospérité et b licence. Il n'est jamais en si grand danger que lorsqu'il fait ce qui lui plaît , et que tout lui réassit. Un saint homme disait autrefois , qn'il n'y a point de religieux dans le ciel qui

VIE CHRÉTIENNE

n'ait été martyr sur la terre, la vie d'un religieux qui garde exactement sa règle n'étant rien autre chose qu'un martyre non sanglant.

la cause pour laquelle plusieurs vivent fort irrégulièrement dans la religion, est qu'ils ne font pas assez de réflexion sur la perfection de leur état et sur le danger qu'il y a de se relâcher de la moindre pratique de la discipline régulière. De ce défaut d'attention procède peu à peu l'oubli de la vocation, l'omission de la pririe et des autres exercices. Ceux qui sont en cet état tâchent bientôt après d'excuser 1rs mépris qu'ils font de leur règle par des subtilités que leur fournit l'amour-propre. Et étant privés de la douceur de l'esprit de Dieu , ils cherchent une fausse consolation parmi les créatures. Il y en a peu qui suivent Jésus-Christ dans la .simplicité de leur cœur par le chemin épineux de la croix. Le nombre de ceux qui s'égarent est si grand que ce que la plupart font passe en quelque sorte pour permis.

Il Faut donc bien prendre garde que l'exem pie de la multitude ne soit l'occasion de notre perte. Cest une folie désespérée, à un liomme tiède et imparfait , de prétendre être en assurance dans un état où les plus grands saioU n'ont marché qu'avec crainte.

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