CHAPITRE XXXII
O» U Toioaté <k l'homme doit être MMiiiMe et oaDfonne I U Totonléde Dico.
On ne saurait offrir aucun présent aussi agréable à Dieu , ni lui faire un sacrifice aussi relevé que de se soumetre et se conformer absolument à sa volonté. Cette suprême majesté n'exige rien de l'bommc, si ce n’est qu'il s'immole comme une hostie vivante, sainte et agréable, et quiconque s'est immolé de la sorte s'est acquitté du plus excellent devoir de la religion. Par cette conformité et par celle soumission à la volonté de Dieu , nous ne sacrifions pas ou nos biens extérieurs ou une partie de 'nous -mêmes, mais nous sacrifions notre jugement, notre volonté et notre personne entière , sans exception et sans réserve. Toutes lea fois qu'il reste dans
nous quelque efaose de nous, nous devons ru sortir et nous quitter jusqu’à cr que Dieu y demeure seul, et que nous soyons parfaitement disposés et déterminés à tout ee que la Providence aurait ordonné à notre égard. Dieu n’aecomplira jamais en noua sa volonté, tant qu'il y aura quelque chose qui y apportera de la résistance. Il demande notre cœur entier, et quiconque ne le lui donne pas entier ne lui donne rien. Il n’est pas défendu à une rréature aussi faible que l'homme de former quelques désirs ; mais il doit s'élever aussitùt au-dessus de soiméme , et s'attacher à celui qui exerce un |>uuvoir absolu dans Punivers. Il est le Créateur , et nous ne sommes que des ciéalures; il est le maître, et nous ne sommes que des serviteurs; il est tout-puissant, et noos ne sommes qu'infirmité et que faiblesse.
Nous devons donc corriger notre vokmlé, et la soumettre à la sienne en lui disant : • (.}ne ce que vous voulez soit fait, et non pas ce que je veux. > Ce sont les paroles que le Sauveur dit autrefois à son Père, et qu'il dit comme en notre personne , afin que noos apprissions à ne vouloir que ce que Dieu veut. Le Sauveur pouvaitil vouloir autre chose que ce que voulait son Père? N'ayant qu'une nature divine, ils ne peuvent pas avoir deux volontés contraires. C'est pourquoi il nous a enseigné à prier en ces termes : • Que votre volonté suit faite dans la terre comme elle l'est dans le ciel. > Nous vousdemandons. Seigneur, la grâce de foire votre volonté comme les anges la font , et d'obéir à vos commandemens comme les anges y obéissent.
liCS hommes font leur volonté et non celle de Dieu quand ils font ce qui leur plaît au lieu de foire ce que Dieu commande. Otons du milieu de nous le combat que l'apOtre décrit quand il dit : < La chair a des désirs contraires à ceux de l’esprit , et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair.» Lorsque l'esprit et la chair seront d'accord, et que la chair n’aura plus de désirs qu'eUe puisse combattre, et que la concupiscence aura été cliangée en charité, la vokmté de Dieu, qui ne tend qu'à notre sanctification , sera accomplie. Dieu est unique; quiconque lui est uni n'a qdSin esprit et qu'une volonté avec lui.
r,M PRIISCIPES DE LA