‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 566 sur 684 · CHAPITRE XXXm · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXm

Qii'il fïut tout mTvoir de b mala de Dieu.

La perfectioo consiate à recevoir de la main de Dieu, sana émotion et aana trouble, tout ce qui noua arrive, et • àjeter dana aon aein toutes nos inquiétudes, parce qu'il a soin de nous. » A la réserve du péché, qui est le seul mal véritable, tout ce que le monde prend pour un mal vient de Dieu , comme l'Écriture sainte le témoigne quand elle dit ; • Les biens et les maui, la vie et la mort, la pauvreté et les richesses procèdent de Dieu. > Elle dit encore dans un autre endroit : < Je suis le Seigneur, et il n'y en a point d'autre. C'est moi qui forme la lumière et qui forme les ténèbres , qui fois la paix et qui crée les maux. Je suis le Seigneur qui fois toutes choses. B Puisque tout ce qui arrive dans le monde n'arrive que par la permission de Dieu, et par un ordre secret et immuable de sa volonté, n'cst-il pas juste que nous recevions de sa main tout ce qui nous survient de fâcheux et d’incommode , et que nous le prenions pour une marque de son afiection; que nous nous attachions aux décrets de sa providence au lieu de nous fier à la nûtre, qui est toqjours timide et incertaine , et qui détroit tout ce que Dieu élève dans nous? Il permet ou il envoie les calomnies, les tromperies, les vols, les brigandages, les meurtres, les guerres, les maladies, les ruines, les désolations , les stérilités , et les autres calamités, soit publiques ou particulières, à dessein de châtier les médians et d’éprouver les bons. Que si quelqu'un de ces aeddens nous afflige et nous tourmente, il fout que nous imitioos la patience du saint prophète Job, qui après avoir soufi'ert toute sorte de maux, disait : « Le Seigneur m'a donné des biens , et le Seigneur me les a ôtés. Sa volonté a été accomplie, que ton nom soit béni. •

Quand les maîtres donnent des ordres aux serviteurs dont ils connaissent la fidélité, ils ne leur en rendent point de raison, et ne leur expliquent pat leurs desseins. Nous devons , comme des serviteurs humbles et obéissans , exécuter les ordres de la Providence , sans nous mettre en peine de ce qu'elle désire foire de nous on des autres. Figurons-nous que le iwuveur nous dit cet paroles qu'il dit autrefois à saint Pierre : • Que vous importe? pour vous suivez-moi. t Si

une bonne enivre que nous aurons entreprise est interrompue ou empêchée par une maladie ou par une autre disgrâce, nous ne devons point en concevoir de tristesse ,parce que Dieu sait ce qui nous est le plus avantageux. Ainsi nous jouirons d'une tranquillité que rien ne pourra troubler, et la vérité criera aux passioas inquiètes et tumultueuses qu'elles se gardent bien d'approcher du lieuoA rMdele Dieu de la paix.

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