‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 664 sur 684 · MOlKMlr de feire dt« eeriretrao, et de le* dMerNSri · texte numérisé non relu

MOlKMlr de feire dt« eeriretrao, et de le* dMerNSri

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1. Si vous souhaitez apprendre quels peuvent être encore les objets des oa-upalions journalières dont vous pouvez espérer plus de profit , je vom dirai que le chant des (vsaumes est utile , que la méditation des autres parties de l'Écriture- &inte l'est aussi ; que la considération des créatures, qu'on a soin de rapporter au Créateur, a ses avantages ; que toutes les antres manières de prier sont bonnes , les saints cantiques , les actions de grâces , et généralement toute réfiezion pieuse de quelque nature quelle soit. Mais enfin il y a , de l'aveu de tout le monde , un exercice plus utile que les autres . que rien ne saurait remplacer , et qui seul peut suppléer à tout le reste : c'est la iiicditatiuu de la vie et de la mort de Jésus-Christ ; et c'est surtout avec raison que Ton préfère è tout autre sujet la mémoire de sa passion sacrée. Elle est en effet un moyen efficace pour la destruction des passions et des affections désordonnées , un asile favorable pourle temps de la tentation , une ressource assurée dans les dangers, un doux soulagement dans les main , un repos charmant dans les travaux , le remède le plus prompt contre les distractions.

le chemin qui conduit J la vraie sagesse, l'unique entrée A la coulriiiplation, la joie la plus (lure de rime , une fiiuniaise qui ne cesse de brûler d'amour, l'adouci.<»riurnt des adversités les plus cruelles, la source féciHide d'où toutes les vertus se répandent sur nous , un modèle aclicvé de toute perfect ion, un port assuré coiit re les écueils du siècle, rrs(>érance de tous les Chrétiens, leur mérite, leur salut.

3. J'ai connu tin religieux qui s'était fait une méthode de partager l'histoire de la passion de notre Seigneur eu plusieurs points principaux , et de s'en proposer chaque jour un pour le méfliler. Un jour . par exemple , il avait devant les ^t eqx Jésus - Christ agonisant dans le jardin des , .. 4‘s ; et ce jour-là , quelque part qu'il se trouvât, ou quelque endroit qu'il allât , quelque chose qu'il fil , il ne perdait point son Sauveur de vue, à moins que son devoir ne l'occupât à quelque autre olùct nécessaire; et parcourant ce qui se passa dans le jardin , il parlait à peu prés de la sorte à son âme ; » ü mou âme, voici votre Dieu, regardez , voyez , examinez , considérez votre Créateua , votre père , votre rédempteur , votre Sauveur, ^oici votre res,source et votre soutien, votre secours et votre confiance , votre force et votre salut, votre sainteté et votre perfection, votre mérite et votre récompense , votre tranquillité et votre joie, votre lumière et votre vie, votre couronne et votre gloire, votre amour et votre souverain bien , votre premier principe et votre fin dernière. Jusques à quand serez-vous dans la dissipation, fille vagabonde? Jusques à quand fuirez-vous la lumière , pour courir après lesléo^¥s?Jusquesàquandabandonnerez-vous la paix pour vivre dans le tumulte? Revenez , revenez, Sulamlte; et puisque le nom que vous portez est le symbole de la paix, commencez enfin à vous tranquilliser, A vous recueillir , à rentrer dans vous-même. Abandonnez tant pour n'embrasser qu'une seule chose; car il n'y a qu'une seule chose nécessaire. Demeurez avec votre Seigneur; placei-vousauprêsde votre Dieu, ne quittez point d'un. pas ce divin maître; asseoyez-vous à l'ombre de votre bionoimé, et mettez toutes vos délices à partager avec lui le calice plein d'amertume, qu'il boit A longs traits. Ah f qu’il est bon pour vous d'être li ! Heureux endroit ! d'od l'ennemi du salut n'approcha jamais, et où les embûches, les dangers, les ténèbres ne

PAR LOUIS

trouveni aucun accès. Tout y est dans une par- Aite sOretc, tout y brille d'une clarté lumineuse. Mon imc, que ce soit donc pour vous une demeure de clioiv et d'inclination. Vous y trouverez toute ras.suraiice, toute la liberté, toute la joie , tous les agrcmens que vous pouvez dé.'irer. (Test U que les vertus réunies répandent au loin un parfum céleste, mille fois plus doux que celui des Heurs les plus odoriKranles. Cest delà, conmic d'un feu sacré, que partent les plus claires lumières et les ardeurs les plus épurées. Enfin c'est là que vous trouverez la véritable consolation , la véritable paix, le véritable repos, le comble de tous les biens. »

Telles étaient les réflexions courtes et pieu. dont SC nourrissait ce reli|;ieux pour s'animer a la piété, pour rentrer dans son intérieur et pour élever son esprit vers Dieu. Il en choisissait une, deux, trois, tantdt plus, tantAt moins , suivant le mouvement de sa dévotion et l'impression de la grâce. Il réitérait aussi et répétait souvent les mêmes aspirations.

Il gravait profondément dans son àmece que Jésus-Christ Ht et souffrit dans le jardin des Oliviers. Et à quels sentimens de dévotion ne a'eicilait-il pas à la vue de ce divin Sauveur? Tantôt il pesait avec attention l’excès prodigieux de son humilité, de sa douceur, de sa patience , et l'ardeur inconcevable de sa charité; tantôt il s'attendrissait sur les souffrances et sur les humiliations de ce Dieu de majesté. D'autres fois il s'animait ou à le remercier de tant de bienfaits, ou à lui rendre amour pour amour, ou à demander le pardon de ses péchés, oti à solliciter quelque grâce. Il s'adresttait souvent la parole à lui-mème, en se disant avec ferveur :

< O mon âme ! quand serez-vous prête à marcher sur les traces de votre Dieu , à imiter son humilité, sa douceur et .sa palirnecP Quand ferezvous reluire dans votre conduite un exemple aussi touchant ? Quand est-ce que guérie de vus inflrolités spirituelles, et délivrée des passions et des inclinations vicieuses, vous verrez disparaître tout ce qui se trouve en vous de mauvais et de déréglé? Quand supporterez-vous avec tranquillité et avec plaisir les peines et les tentations qui vous arrivent? Quand aimerez-vous parfaitement votre Dieu ? Quand est-ce qu'unie intimement à lui , vous aurez le bonheur de le tenir enlre vos bras? Quand serez- votis tout

abîmée dans ton amour? Quand paraîtrez-vous devant lui avec la pureté, la simplicité, ledênûment qu'il exige? Quand pourrez-vous sans obstacle jouir de ses chastes embrassemens? O si vous aimiez votre Dieu avec ardeur I A si vous étiez inséparablement et pour jamais attachée à votre souverain bien ! >

Il fixait encore quelquefois ses regards vers le ciel, et il les accompagnait de ces paroles; I O mon âme ! où est votre amour? où est votre trésor? où est l'objet de vos désirs? où est votre souverain bien? où est votre Dieu? Quand aurez-vous le bonheur de le voir, de le posséder et de joair de lui ? Quand aurez- <ous la liberté de mèier votre voix à celles des citoyens de la Jéi Lisalem céleste, pour chanterà I j nais scs loiian- s?» C'est ainsi qu'il s'entre- I nait d'esprit de coeur, ou qu'il prononçait même de bouche tout bas ces paroles , dont il prenait, comme je l'ai dit, tantôt plus, tantôt moins , suivant le mouvement de l'Esprit .saint.

D'autres fois il chargeait son âme de reproches, la blâmant de sa pesanteur, de sa mollesse, de sa tiédeur , de son ingratitude , de son endurcissement, de son insensibilité, de son inoonittance , de sa misère et de ses malheurs. Quelquefois , pour se fortifier contre la pusillanimité et pour dissiper ses vaines frayeurs, il lui tenait ce langage ; < Ne vous découragez point , 6 mon âme; ne vous abandonnez pas au désespoir; consolez-vous et ayez confiance. Vous avez péché , il est vrai , vous êtes couverte de plaies , mais voici votre Dieu , voici le médecin céleste prêt à vous guérir. Il a assez de bonté et de miséricorde pour vouloir vous pardonner, et assez dé puissance pour faire disparaître tous vos péchés en un instant. Peut-être la qualité de juge dont il est revêtu voua lait-elle trembler? Mais rassurez-vous; celui que vous avez pour juge, vous l'avez aussi pour avocat. Quand il vous voit pénitente, il prend en main votre cause pour solliciter une abolition entière de vos péchés ; et quand il vous voit humiliée en sa présence, il est votre juge, non pour vous condamner , mais pour porter en votre faveur iin^rrèt de vie et de salut. Sa bonté est inflniinent plus grande que votre malice , et ses miséricordes vont incomparablement plus loin que vos péchés. Je vous dis ceci non pas afin que , persévérant dans le mal, vous vous rendiez in-

l.l<; DIRECTEUR DES AMES RELIGIEUSES,

digne de n divine clémence, mais afin qu'en délestant sincèrement vos crimes, vous ne désesp(‘nez pas d'en obtenir la rémission. Que votre Dieu rsl plein de douceur! qu'il est plein de bonté ! qu'il est digne qu'on l'aime et qu'on le désire plus que tout le reste! Quelle tendresse n'a-t-il pas pour tous les ouvrages de ses mains! ' Ah! quand un pense â lui, peut-on se figurer quelque chose de sévère, de rude, d'effrayant? S'il est terrible , ce n'est que pour ceuv qui , abusant de sa patience, diffèrent de se convertir. Ne faut-il pas qu'à la fin il punisse des crimes dont l'énomiilé fait injure à sa Ixmté, et dont l'infamie déshonore sa sainteté? Pour les fautes légères, qu'il n'est pas possible d'éviter en ce monde, elles ne doivent point, 6 mon âme, vous jeter dans la consternation, ^'e pensez pas que Dieu vous regarde de mauvais ail , parce que vous aurez des onperféctions et des faiblesses. Vous ne lui en deviendrez que plus chère si vous désirez un plus haut degré de perfection, et que vous travailliez à y parvenir. Bien plus , ce sera lui-mème qui vous soutiendra dans ces généreux efforts, qni vous rendra de jour en jour plus parbite , et , ce que vous n'oseriez peut-être jtas espérer, qui vous embeOira jusqu'à vous rendre un objet digne de ses regards et de toute sa tendresse. > Tels étaient à peu près les entretiens de ce religicui avec luimérne, et tels les moyens qu'il employait pour s'animer à chérir son bien-aimé de l'amour le plus pur et le plus ardent. Il prenait aussi la liberté de lui adresser à lui-mème la parole , et en soupirant après lui par de saints désirs : « O Jésus, disait-il, mon doux Jésus! Pasteur plein de bonté, maître plein de douceur, roi de la gloire étemelle , quand pourrai-je paraître devant vous sans aucune tache , sans avoir rien qui puisse vous déplaire, et avec l'humilité qui seule peut gagner votre cœur ? Quand mépriseraije entièrement les choses sensibles pour l'amour de vous? Mais surtout quand aurai-je cette parfaite abnégation de moi-mènie, qui consiste dans un sacrifice entier de mon amour-propre? Oh ! si Je pouvais une bonne fois me voir parfiiitement guéri de cet amour-propre et de ma propre volonté ! Je serais à couvert des passions et de toute affection déréglée, je ne me chercherais eu rien. L'amour-propre est la seule chose qui soit capable de mettre entre vous et

moi un mur de séparation; lui seul arrête les pas que je devrais faire vers vous. Quand en seraije donc délivré? Quand m'abandonnrrai-je à vous par une entière résignation à vos volontés? Quand vous servirai-je avec un cœur pur et tranquille, un cœur dont la sincérité ne connaisse pas les raffinemeus de l'amour-propre , et dont le calme ne puisse être troublé par les nuages des passions.’ Quand vous aimerai -je sans partage? Quand aurai-je la cnnsolatinn de nie jeter dans votre sein adorable cl de m'attacher entièrement à vous? Quand ressentirai-je les saints transports de votre amour? Quand est-ce que ce même anuiur , ce feu divin que vous êtes venu apporter sur la terre, détruira pour jamais le fond de tiédeur et d'impcrfèctiou qui est en moi?

tO mon Dim, la douceur de mon àme, ma consolation, ma vie, mon amour, mon désir, mon trésor, mon unique bien , mon principe et ma fin ! Que ne suis-je déjà dans la jouissance des douceurs inefiables que l'on goûte entre vos bras et pendant que l'on vous possède! Que ne puis-je m'attacher à vous par les liens indissolubles du plus tendre amour I Que ne puis-je vous être uni de la manière la plus intime et la plus parfaite! Car, hélas! qu'ai-je à désirer dans le ciel et que puis-je aimer sur la terre , si ce n'est vous , û mon Dieu ? Mon cœur et ma chair ne peuvent pas soutenir la violence des désirs qui me portent vers vous , ô Dieu de mon cœur , 6 Dieu qui êtes mon partage pour jamais ! .\h ! quand est-ce que le monde ne me sera plus rien, et que les embarras, les inquiétudes, les vicisàltudrs du siècle seront finies pour moi ? Quand serai-je au terme de mon pèlerinage , à la fin de mon triste et douloureux exil? Quand verrai-je les ténèbres de cette vie mortelle sur leur déclin et le jour brillant de l'éternité prêt à luire et à se lever pour moi ? Quand est-ce que , délivré du poids de ce corps mortel , je pourrai m'élever jusqu'à vous? Quand est-ce enfin que, sans délai et sans aucun empécliement , je serai assez heureux pour vous voir face à face , et vous bénir de concert avec tous vos saints, durant toute l'éternité? Hâtez ce moment qui doit faire mon bonheur, ù mon Dieu, mon amour, mon désir, mon unique bien ! s

Il faisait un usage Fréquent de ces aspirations,

PAR LOUIS

uchant qu'elles sont un excellent moyen de panenir bientôt i l'union de l'âme avec Dieu et à une parlàite abnô|;alion de soi-méine. Il tenait toujours prôtes celles que nous venons de rapporter pour être en état de s’en servir en quelque temps et en quelque lieu qu'il se trouvât. Mais quand il avait quelques moinens de plus qu'â l'ordinaire, c'est alors qu’il s’abandonnait bien plus lonf;-temps et bien plus librement à ces divins transports. A.ssis aux pieds de son divin maître, â l’exemple de âlaric, il (voûtait les plus pures Joies, et ce n’est pourtant pas sa propre satisFaction qu’il y cherchait , il n’avait en vue que la [jloire du ,Sei(jneur. Au milieu de tout cela, il n'ouMiait point de produire les autres actions de la reli(çion, et de les diversifier selon les occurrences, comme d’adorer Dieu, de le louer, de lui rendre des actions de (p-âces, de lui faire des pritres ardentes , et le tout avec une tendresse, une vivacité, une effusion de coeur admirables.

Il s’adressoit encore à la sainte Vierge, comme à une reine pleine de miséricorde, comme à une mère remplie de bonfé , comme à celle à qui il est donné de dispenser les trésors célestes, et qui les répand libéralement. En présence de celte auguste mère de Dieu , il redoublait ses pieux gémissemens, implorant sans relâche ses faveurs |>ar de saintes importunités.

Un autre jour il considérait son Sauveur li\Té h ses ennemis par le baiser du traître Judas , et il appliquait â cet objet les exercices de dévotiuu dont nous avons parlé. Il parcourait ainsi par ordre les mystères de la Passion , consacrant un jour â chacun; etaprès le dernier, il les reprenait et recommeni^ait â les parcourir tout de nouveau. Pour l’endroit de la Passion qui représente Jésus-Christ suspendu â la croix, il n’attendait pas pour y penser qu’il vint dans son rang ; mais quand il le j ugeait â propos , il y donnait quelques momeiis les autres jours ; et il ne s’en passait (pière qu’il ne fit des réflexions particulières aux plaies du Sauveur crucifié, qui ont été aussi douloureuses pour lui que salutaires an genre humain ; et lorsqu’il en voyait couler le sang â grands flots , il tâchoit d’exciter en son âme tous les seiitimens de compassion et de reconnaisttance qu’un tel spectacle exige de nous.

Aux jours des fîtes du Sauveur et de la sainte

DK BLOIS. 731

Vierge, il s’occupait des mystères que l'Église y célèbre, en .suivant son esprit plutôt que son propre goût. Il interrompait sans peine les |K>ints de la Passion qui arrivaient ces jours-lâ, tournant scs exercices et ses aspirations â la solennité et aux circoustanees des mystères ou de la ItHe ; mais ce qui transportait surtout ces jours-là ce fidèle serviteur de Dieu, c'était le chant des psaumes et des autres cantiques de l’Ëglise.

Au reste, je sais, â n’en pouvoir douter, que l'u.sage continuel et réitéré de ces dévotes aspirations fiit pour lui une source abondante de con-solations spirituelles, et (|uc son travail fut abondamment récompensé. Je vous propose un exemple , c'est â vous â voir si vous jugez â propos de le suivre. Si vous le faites, quels avantages n’en retirerez-vous pas? Tant de pensées vagues et inutiles, bannies de votre âme, y laisseiont un vide, qpi sera d'abord rempli par une foule de pieuses réflexions et de saints désirs. De lâ , une heureuse habitude de la présence de Dieu, qui vous accoutumera â ne le perdre jamais de vue. De là , la retenue de vos sens, qui réprimera leur convoitise, qui les tiendra en garde contre les objets dangereux , qui leur apprendra â se soumettre â la raison , et qui, les garantissant de tout ce qui pourrait SC troubler, les conservera toujours dans un calme parfait. De lâ, celte facilité que vous éprouverez â vous frayer une route â la contemplation la plus éminente et â la perfection la plus sublime. Delà, enfin, le bon usagedu temps, de ce bien si précieux , dont la moindre parcelle ne pourra point alors vous échapper, â quelque travail que vous soyez occupé , et en quelque endroit du monde que vous vous trouviez.

Vous voyez par tout ce que j’ai dit que ce que j’entends par le terme d'aspirations se réduit â des oraisons jaculatoires , â des désirs embrasés qui se portent vers le ciel comme des traits de feu , â des élancemens de cœur vers Dieu, également vifs et tendres. Vous pourrez , quand vous voudrez , vous en former vous-mème avec des expressions différentes de celles dont je me suis servi. Et dans l’usage de ces a.spiraüons saintes , si vous sentez que leur ardeur se ralentisse par la lecture, interrom pez-la ; mais lisez, au confrairc, et relizez plusieurs Fois la même chose , si cela vous facilite ces saintes élé-

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