CHAPITRE Ml
I. Woorrttare du cnjt|h. Î. Habite. S. Nodcatic. 4. Coorer»tkmt. &■ nmieiürdvcnt rt préarfHV de Dieu au niilkni dra occupaOoua etléi'irurc*. 6. MorUHcaliuiM rxm*i%ra. 7. CtiarUé mirrttrlle. 8. Soin dVviier les prtitea fiutea.
Nous avons parlé jusqu'ici delà manière d'ussijter i l'otBce diviu , de la nature des exercices spirilHcl.s qu'il faut citoisir; de la niélliodc qu'oii doit garder, de cequ'on y doit faire ou éviter. Passons inainteiiant aux antres points qui nous restent à traiter.
1. Pour ce qui regarde la uuuiTilurr du corps, Fuyez tout excès. Plus l’estomac est mnpli,inoins l'esprit est en état de s'appliquer aux exercices spirituels, parce qu'il n'est |>as possible que le corps, surdiargé des humeurs qu'engendre l'exeH des viandes, ne fasse resseutir sa pesanteur à l’àme, et ne la rende moins propre à s'élever à Dieu. Non , cela n'est pas possible. la; vin surtout produit ce fâcheux eHét,quandonen prend , je ne dis pas jusqu'à s'enivrer, mais jusqn'à passer les bornes de la plus rigide tempérance. Il embrase le corps, bouleverse tout I intérieur, étouffe l'activité de I àiue, et la met dans une espèce d'engourdissement et de stupidité qui la rend presque semblable aux bêtes. C'est donc en vain qu'un homme qui est encore siqct i sa bouche prétendrait à la vie intérieure.
Commencez par retrancher sur cette matière tout désir immodéré. Ne vrms embarrassez point si ce qu'on vous donne pour nourriture est exquis et délicat; pourvu que cela soit raisonnable, et qu'on le puisse manger, que voulez-vous davantage? Faisant profession d'une vie parfaite et mortifiée, vous devez vous mettre i table, pour y prendre dans les dims de Dieu de quoi réparer vos forces, et non de quoi nourrir la volupté; et vous n'étes point religieux si les mets les plus ordinaires et les plus coiivriuibles à la pauvreté vous causent du chagrin, ou vous excitent au murmure.
Sivousgoûtirz bien Jésus, la plus (uuvre nourriture vous paraîtrait délicieuse. Il n'y a ni fhigalité , ni même indigenre, oh l'amour de Jésus ne fosse trouver du goût : aimez Jésus, et vous préférerez les repas les plus vils aux festins les plus somptueux. Jésus, pres.sé de la faim , s'est souvent contenté de |>ain sec pour l'amour de vous. Jésus, pressé de la soif, a été pour l'amour de vous abreiiv é de fiel cl de vinaigre.
L'avidité ne convient qu'aux animaux dépourvus de raison. IMais l'homme ne doit manger et boire que modérément , et avec réserve. Soyez même en garde contre celle pointe de plaisir qui est inséparable de l'usage des alimens,ct ne VOUS} arrêtez jamais. Si vous cherchez i satisfaire la sensualité, elle fera dans votre Ame d'étranges ravages : c'est un feu secret , qui mine à mesure qu'on le nourrit.
Mais comme il faut souvent refuser A ta chair ce qu'elle demande mal A propos, U faut aussi quel luefois la Forcer A prendre ce qu'elle voudrait refuser ; car il est des temps où elle rejette avec dégoût ce qui est absolument nécessaire |)our soutenir la vie du corps.
.Mais dans le temps que celui -ci prend sa réfection, il faut aussi donner A l'Ame sa nourriture. Il Faut se rendre fiirt allciilif aux lectures qui se fiml de la parole de Dieu, des maximes de la vertu ou des exemples des .saints. Si ces lectures ne se fout |>as A la table où vous mangez , ne vous privez pas pour cela de cet aliment spirituel; mais entretenez-vous avec Dieu dans le silence , autant que la bienséance le permet. Tout au moins conservez toujours dans votre esprit quelque sainte pensée qui l’empèclic de s'évaporer.
S. Modéré et retenu dans la nourriture , soyez-le de même dans vos habits. Rejetez, méprisez, ayez en horreur tout ce qui pourrait blesser la simplicité religieuse, et n'imitez imiul ces misérables moines qu'une sotte vanité foil rougir de leur état, au lieu de rougir de leurs désordres. Quand ils doivent sortir du monastère et paraître dans le monde, on les voit s'ac- I commoder arec une aFFectation ridicule, prendre certains habits prv'férablement A d'autres , s'étudier A les ^u.strr de telle et de telle façon , SC faire une honte de porter la robe et le manteau de la manière que la règle le preserit ; enfin paraître en public avec la mollesse et la pro prêté des mondains , et non avec l’hnmilité convenable A des religieux : spectacle monstrueux et bizarre, dont le démon triomphe , dont les libertins plaisantent, et dont les sages gémissent de compassion nu .sont indignés de colère. Peut-on jamais mieux que par une telle exlravagance faire éclater au dehors l'orgueil , la délicatesse, la mondanité, qui est cachée dans le fond de l'Ame?
PAR 1,01 IS
Quct* rcliginii , qui amt ai prodigieuaetiieat doiipife du véritable «prit de la religion ! (JueU religieux , qui ne sont rien mains que ce que leur nom signifie! Quels religieux, qui sont plutôt esclaves du démon que serviteurs de JésusClirist ! Est<e là ce qu'ils lui ont promis , lorsque par le vœu de pauvreté ils ont dit un adieu solennel au monde, à ses pompes et à ses vanités Est «e là ce que le roi des rois leur a enseigné dans son Évangile? Est^ce là ce qu'il leur a appris par ses exemples, quand ayant une crèche pour berceau , il n'était couvert que. de quelques pauvTes langes, ou quand on le produisait par dérision rerélu d'une robe blanche et d'un manteau de èouleur de pourpre ? Est-ce là suivre Jésus ? Est-ce là marcher sur ses traces? Quel horrible désordre ! Quelle étrange folie!
Ne régler pas votre conduite sur celle de ces hommes vains et ridicules. .Mais soit que vous sortiez du monastère , ou que vous y demeuriez enfermé , contentez-vous d'un habit qui soit modeste et décent. CesI un point dont la profession que vous avez embrassée vous fait un devoir indispensable.
3. Ayez les yeux baissés en quelque temps que ce soit, mais surtout durant l'ofHce divin. Porter la vue de tous côtés sans besoin et par esprit de légèreté , c'est se mettre en danger de voir des objets capables de faire tort à l'ànie et de corrompre la pureté du cœur. Quand même il n'y aurait aucun péril à craindre , l'ordre de la régularité demande que vuus accoutumiez vos yeux à être retenus et baissés. Mais surtout n'ayez jamais la curiosité de tourner les yeux , encore moins de flier vos regards sur le visage de quelque femme que ce soit.
Ne marchez ni trop vile , ni d'un air trop em- |ires.sé, à moins que la nécessité ne vous oblige de redoubler vos pas. Évitez princifialement la trop grande précipitation dansl'église ou dans les autres endroits consacrés à la prière. Que votre démarche, même par tout ailleurs, soit aaompagnée de bienséance et de modestie; évitant néanmoins une certaine lenteur qui tient de la mollesse et de la nonchalance. Que tout votre extérieur enfin soit si réglé qu’il ne respire qu'honnèteté et modestie.
Faites paraître sur votre visage un air toujours coniml ; un air de joie , qui soit tempéré par
une gravité convenable; un air prévenant , qui vous rende affable avec tout le monde ; un air de douceur, qui se soutienne au milieu des chagrins les plus amers. Pour cela, dissimulez si bien les peines qui pourraient malgré vous s'emparer de votre àme, que les autres n'aient rien à souffrir de votre mauvaise humeur, et qu'ils ne puissent pas même s’en apercevoir. Si vous riez, que ce soit avec la retenue qui convient à une personne religieuse. Contentez-vous d'un simple souris, et n'allez point jusqu'à un ris véritable. Pour les éclats de rire, évitez-les comme un des grands obstacles à la perfecthm , et comme un écueil qui ferait tomber votre àme dans le précipice. Un ris immodéré force les barrières qui défendent la pudeur , il jette l'intérieur dans une dissipation fiinesle , il attriste le Saint -Esprit et aouvent le bannit du cœur.
4. Faites vos délices de la solitude et du silence, toujours plus disposé à écouter qu’à parler. Dans vos paroles point de précipitation , [loint de vivacité excessive , point de clameurs . point de contestations; mais n’ouvrant votre bonchc qu'à des discours pleins de droiture et de vérité, prononcez-les toujours avec douceur, modestie, retenue et candeur.
Évitez également et l’indécence qo’il y a à par 1er trop haut, et la manvaise grâce qu’on aurai, de parler si lias qu'on eôt de la peine à se faire entendre. Les circonstances du lieu , du temps , dn sujet que l’on traite et de la personne avec qui l'on s'entretient , veulent quelipiefois qu'un élève la voix un peu plus haut qu'à l'ordinaire. Il est donc vrai de dire qu'un religieux obligé de parler doit toqjours parler modestement suivant son état, ordinairement à voix basse, conformément aux règles saintement établies dans la religion, et quelquefois d’un ton un peu plus élevé, suivant les occurrences particulières.
N'assurez jamais une chose trop afÜTmativement, si ce n'est quand elle intéresse la fbi et le salut. Hors de là , si l’on conteste ce que vous avancez, prenez le parti de céder ou de vous taire. S'il est expédient de ne feire ni l'un ni l’autre , vous pouvez parler d'une manière positive de ce qui vous est clairement connu ; mai.s exposez vos raisons avec humilité et avec modestie. Vous n'avez point de meilleur moyen que celui-là potir prévenir toute dispute qui pourrait blesser votre religion. Que les traits piquan.'
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de la niilln'ie soient i jamais bannis de vos discoors. Me vous faites point un plaisir de rapporter ce qui pourniil on vous attirer des élof^, ou devenir pour les autres un sujet de blâme. Si vous y êtes forcé par la nécessité ou engaf;é par la considération de quelque grand avantage , bites-le avec honnêteté, retenue, et pureté d'intenliou.
Regarder avec horreur tout récit de fable ou d'histoire oit l'on passe les bornes de rhonnétrlé et de la pudeur. Loin de les rapporter, interdisez-vous la liberté tnéine de les entendre. C'est un poison présenté i l'àme , dont la malignité ne larderait guère à lui devenir fatale. Pour les badincries et les bagatelles qu'un pourrait raconter en votre |>réseticc , si vous êtes contraint de les entendre, soyez assez sage pour ne fias les redire. iS'approuvez jamais ces langues indiscrètes qui tiennent des discours im|>crlinens, indécens , pemicieui. En pareille occasion, il faut observer le préceptede la correction fraternelle , et tâcher avec douceur de ramener â la raison ceux qui s'écbapiient de la sorte. S'il n'est pas à propos de leur bire ces charitables remontrances , rompez le discours autant que cela vous est possible , et détournez la conversation sur des matières plus inooceoles. ^e prêtez pas même l'oreille , si cela se peut , à la détraction ni à la miklisancr.
6. Prenez garde que les récréations et les promenades qu'on vous permet ne dégénèrent en abus , et profitez - en de manière qu'elles puissent servir plutôt que mettre obstacle â votre progrès spirituel. Vous pouvez vous y prêter pour la gloire de Dieu , et non vous y livrer tout-à-fait ; vous pouvez en faire un déiaæement honnête , et non un diverti.ssement excessif. Votre esprit hors de son assiette, venant à se répandre au deliors , s'égarerait bientôt, et toutes ces fausses juies lui étant contraires , il n'y trouverait que de l'amertume. Son égarement donnerait prise aux objets .sensibles, l'impression des objets exciterait quelque passion, et la passion jetterait dans l'âme le trouble , la dissipation et le chagrin. Apprenez donc â vous renfermer dans vous-même par une simplicité d'âme qui ne vous permette pas de vous partager en une foule de sentimens divers, mais qui vous fasse voir Dieu seul et aimer Dieu seul en KhiI ce qui se présente â vous. Cette
A.MES RELIGIEUSES
simplicité n'exclut point la multitude des pensées ou des occupations ; mais elle les réunit sous un même point de vue , parce qu'elle les rapporte toutes à Dieu, et réprimant par ce moyen le tumullc confus des vaincs idées et des désirs déréglés , elle établit dans un cu-ur le calme et la liberté. Que serait-ce si vos récréations et vos délassemens vous enlevaient tant de précieux avantages? Mais non : vous vous y souviendrez de Dieu , il y sera le principal et même l'unique objet de votre pensée ; car ce ne serait point assez de dresser alors votre intention vers lui d'une manière vague et générale.
Il faut en user de même dans toutes les autres occupations extérieures , et vous devez y réunir ensemble les exercices de Marie et de Marthe. A l'exemple de celle - ci , faites votre travail pour la gloire du Seigneur avec ardeur et avec sagesse , et â l'exemple de celle-là , apportez - y un esprit vide des objets sensibles et plein de Dieu et des choses divines ; surtout si ce qui vous occupe d'ailleurs n'est pas de nature à mériter toute votre attention. Marthe a quelque chose de bon ; mais enfin elle n'est point assez parhiitr , puisque malgré .son intention pure et droite, elle se laisse distraire dans son emploi par la multitude et la diversité de ses pensée.s, et que mille choses sont capables de lui causer de l'embarras et du trouble. Marie a pris la meilleure part ; parce (|u'rlle a su fixer la légèreté de son esprit et se procurer la tranquillité du cœur, en ne s'attachant qu'à l'unique nécessaire, qui est de s'unir à Dieu. Il faut donc qu'au commencement de vos actions votre inicntion soit droite et pure , comme celle de Martlie , et que dans la suite de ces mêmes actions elle soit simple, sans trouble et sans partage , comme celle de Marie : i Marie a clioisi la meilleure part , qui ne lui sera pas ravie. > Vous avez fait le même choix. Si vous ne vous y tenez autant qu'il est en vous , stérile en bonnes œuvres , vous ne porterez pas les fruits de sainteté que voire profession exige. Conservez . donc chèrement une simplicité d'âme que ni les lieux exposés au bruit, ni les temps d'orage, ne puissent altérer. Si vous êtes encore trop faible et trop peu avancé dans la vertu pour suivre Marie dans son vol rapide vers le ciel et dans la sublimité de sa contemplation , suivezla du moins dans les exercices de sa piété moins
PAR LOUIS DE BLOIS. 745
relevie et plus à votre purlde , dans son affection à laver de ses larmes les pieds du Sauveur , dans sa docilité à écouler les leçons de son divin maître ; dans son cmprrs.srincnt à clirreluT dans le sépulcre le corps duSeignrur; car dans toutes ces occasions elle ne se départit jamais de son heureuse simplicité : elle n'aima que Jésus, elle ne sung'ea qu'à Jésus , elle ne chercha que Jésus.
Imitez-la dans toutes ces saintes pratiques, non pas tant pour y trouver des consolations, que pour y plaire auSeifpieur. Si par un malheureux retour d'amour-propre votre but principal était alors de vous procurer les douceurs d'une dévotion sensible, votre Ame ne serait plus une chaste épouse de Jésus-Christ , mais une vile esclave du péché , pour ne pas dire une inFAme prostituée du démon. De ces exercices moins sublimes, vous passerez peut-être A d'autres qui le seront davanta|;r. Vous monterez en liant après avoir demeuré quelque temps en bas; si pourtant on peut appeler bas et |ietit , un étal dont l'élévation est toujours très (grande.
6, C'est un fipand défaut que la sini'ularilé. Suivez le train de la communauté (Généralement, dans tout ce que le rcLAchement et l'abus n'auront pas introduit de contraire à l'état des vrais reli(vieui. Vous êtes, fp4ces au ciel , avec des personnes dont les austérités, quoique modérées selon la règle , ne laissent pas de rendre la conduite irréprochable, et de la mettre hors de tout soupc'on de relAclicmeut. Tenez donc pour suspectes les abstinences et les veilles qui vous distingueraient de ceux avec qui vous avez le bonheur de vivre. Si vous en faites plus qu'eux sur ce point , du moins n'allez pas considérablement au-delà, hors le cas où l'inspiration du Saint-Esprit vous marquerait clairement qu'il demande de vous cette sorte de saints excès.
Ce seroitun attentat que de rien entreprendre en cette matière sans l'approbation du supérieur. Les mortifications excessives qu'on Ferait de .son chef ne seraient propres qu'à en Oter le mérite, et à ruiner tellement le corps, qu'on ne (murrait plus ensuite l'employer aux bonnes *uvres. Dieu veut la pureté de voire ocur, et non la destruction de votre corps. Il prétend que vous le soumettiez A l'esprit , et non que vous en fassiez la victime d'un zèle indiscret.
1^ prudence doit par conscWiueiit modérer l'ardeur non-seulrmenl dans l'orai.son, mais en-
core dans la mortifleatiou. Et comme II but réveiller, animer, exciter la volonté quand elle parait s'endonnir ou marcher avec lenteur dans la carrière de la vertu, il faut aussi l'arrêter et lui mettre un frein quand elle se laisse trop emporter aux mouvemens de sa dévotion.
7. Tenez-vous continuellement en la présence de Dieu avec un saint respect, et Faites sans cesse retentir A l'oreille de votre cœur cet important avis de saint Paul : «Soyez attentif sur vousmème. » Ne cherchez point à savoir curieusement ce que font les autres , et si vous n'èles point chargé de veiller sur eux, n'examinez point leur conduite et leurs actions. Tournez sur vous tous vos soins et toutes vos recherches. Je ne prétends pas dire que vous regardiez avec indifférence les péchés où pourrait tomber votre prochain , et que vous ne tà-ssiez votre possible, ou pour le corriger par vous-méme , ou pour procurer d'ailleurs sou amendement : c'est la curiosité que je blAme, et non le zèle et la charité. Sur ce point enfin je ne prétends condamner que ce qui ressentiroit l'esprit léger ou trop curieux , ou ce qui blesseroit l'amour sincère dont vous êtes redevable au prochain.
Pour les défauts que vous apercevez dans les autres, ou dont vous entendez parler, persuadez-vous sans autre examen que les choses ne sont pas tout-A-fait telles qu'elles paraissent Donnez-leur au moins, s'il se peut, un tour avau tageux. Mais si le mal est si évident , que de quelque côté qu'on le considère on ne saurait l'excuser par une interpréution favorable, détournez-en la vue et la pensée, et rentrant en vous-inéme pour ne penser qu'à vos propres péchés , prostcmcz-vous devant Dieu si les circonstances où vous vous trouvez le permettent , et priez en même temps pour vous et pour les autres. Vous vous épargnerez par-là les soupçons inquiets et tiirbulens, et les jugemens téméraires.
Prenez bien g;arde encore de ne point consentir volontairement , avec réflexion, à vous faire un .sujet (le joie d'un péché que commettrait votre frère , quehpic léger qu'il fût , ni de tout ce qui pourrait loi arriver de fâcheux. Gémissez-cu pour lui devant le Seigneur, vous souvenant des devoirs de la charité chrétienne. Jésus notre chef nous a tous réunis, pour être membres d'mi même corps. Jésus notre .Sauveur nous a tous