Philippe de Moulins. — 2. Clément VII
Item, que le Roy a très grant affection et désir de faire cesser le cisme qui à présent est en l'Église et qui longuement a duré, et mectre l'Église en union par toutes les voies et manières qu'il pourra bonnement. Et diront comment naguères il eutreprinst de mener nostre S. Père à Rome, et l'eust fait s'il n'eust esté empeschié pour le fait de la paix et aucunes autres besoignes.
Item, que naguères nostre S. Père escrip au Roy que une ligue devoit estre faicte ès partie d'Ytalie ou préjudice de l'Eglise, et que il sentoit que le conte de Vertuz 1 estoit requis que il se voulsisl mectre en ladicte ligue. Si requéroit qu'il pleusl au Roy qu'il voulsist escrire au dit conte que il ne se meist point en ladicte ligue, car ce pourroit estre trop grant préjudice en l'Église.
Item, que tantost le Roy envoia pardevers ledit conte et lui escript et fist prier qu'il ne se meist point en ladicte ligue, niais icelle empeschast à son povoir en tant qu'elle seroitou préjudice de l'Église.
Item, que ledit conte, pour amour et contemplacion du Roy, ne se voult pas mectre en ladicte ligue.
Item, que nouvellement ledit conte de Vertuz a envoie par devers le Roy messire Nicole de Naples et autres ambassadeurs, à tout lectres de créance.
Item, que lesdiz ambassadeurs en disant leur créance entre les autres choses ont dit de par ledit conte, que le antipape lui a fait assavoir que lui et tous les Ytaliens et le roy d'Angleterre entendent à faire une ligue à laquèle il cuide induire le roy des Rommains, la quèle