CXXXII
Entrée de la duchesse (T Orléans à Paris, en ^appareil funèbre.
Août 1408.
Samedi xxv° jour. Fu défendu de par le chancellier aux charretiers de*Troyes qui^avoient chargié sur leur char ii queues pleines des procès de Champaigne estans céans pour mener à trier , et plusieurs autres queues et poinsons pleins, des habillemens, besoignes, tant des seigneurs de céans que d'advocas et procureurs de parlement, qui ne partissent jusques à ce que auroient autres nouvelles. Car l'en disoit que pour ce que la Royne et lç Dauphin , qui estoient et avoient esté à Meleun longuement, dévoient venir à Paris, -si faisoit la duchesse d'Orléans aussi, qui paravant estoifc à Bloiz, pour requérir justice contre le duc de Bourgoigne qui avoit fait occire le feu duc d'Orléans , son mari, père du duc d'Orléans à présent, et son filz, et qui estoit frère du Roy. Et pour ce faloit que les seigneurs demourassent à Paris avec tous les présideus.
Et disoit l'en que les païz et par especial de Champaigne estoient garni de gens d'armes.
Dimenche xxvi 6 jour. Entrèrent à Paria et vin» drent de Meleun la Royne et le Dauphin accompaignez, environ mi heures après disner, des dues de Berri, deBretaigne, de Bourbon et plusieurs autres contes et seigneurs et grant multitude de gens d'armes i et alèrent parmi la ville loger m Louvre.
(Reg. XIII du conseil, fol. 40.)
Cedit jour ( lundi 27 ) entra à Paris la duchesse d'Orléans, mère du duc d'Orléans qui h présent, ésl,. et la Royne d'Angleterre, femme dudîl duc et fille du Rov oncle dudit duc, en une litière couverte de noir à nu chevaulx oouvers de draps noirs, à heure de vesv près, accompaignez de plusieurs oljarios noirs pleins
de dames èt femmes, et de plusieurs ducs et contes
et gens d'armes.
{If>iJ., fol. 41.) C« dernier alinéa est imprimé dans félibien Hat. de Paru, t. IV, p. 551*.)
. 1 GXIitll
. La tenue des grands Jours de Troyes empêchée par les malheurs du temps. ,
. Mercredi 29 août 1403.
Cedit jour est alé par le commandement des présidons , au Louvre , le graphier , pour savoir se les seigneurs qui dévoient aler tenir les grans jours à Troyes , iroient ou non. Et a trouvé devers le chancellier et messire J. de Montagu, grant maistre d'ostel,
que par la Royne avoit esté dit et respondu, que ceste année ne se po voient tenir iceulx grans jours, et que nul des président ne des seigneurs ne se partist de Paris , et pour cause.
(Reg. XIH do Conseil, fol 41").