‹ Choix d́ pièces inédites relatives au règne de Charles VIChapitre 48 sur 75 · Général. Sous-entendu des finances · texte numérisé non relu

Général. Sous-entendu des finances

ou bailli, n'averoient que ung office et ne serviront autre ne d'autre averont dons ou pansions et si feront résidence, si requiert que se la court le reçoit ; que ce soit par la manière que dit est, et qu'il preigne les instructions à ce pertinens par escript.

Messire Guy, seigneur de Pestel, chevalier, requiert que comme ait esté prins des Àngloiz e soit retourné qui par autre estoit et est séneschal, il soit oy et ait distribution de conseil ; ce qui lui est octroie.

(Reg. IX des Matin., fol. 52 et verso.)

Bourgeois de Paris impliqué dans le complot de Pâques 1416 (19 avril).

Que comme feu Robert de Beloy, en son vivant drappier et bourgois de Paris, pour aucunes conspiracions, monopoles et conjuroisons long temps apensées et contrepensées à l'encontre de nous et de nostre seignorie et majesté royal par ledit feu Robert et autres de nostre ville de Paris, ait esté pris, et pour ses démév rites exécuté en icelle nostre ville. Par le moien et à cause de ladicte exécution, tous les biens et liéritaiges dudit defunct ont esté pris et mis en nostre main comme à nous confisquez et acquiz, etc.

(Don de lad. forfaitore à la venve et à sa fille.) Jurenal des Ursins en parle. Voy. Charles Vt de Godefroy, p. 332.

Paris, 27 avril 1416.

(Très, des Ch. Reg. JJ. 169, pièce 217.)

GLXXY

Les plaidoiries du parlement interrompues par V approche

des Bourguignons. •

Août 1416.

Jeudi xiii jour ne fu pas plaidoié, pour ce que la court, advocas et procureurs et habitans de Paris, furent tous esmeux et tourniez de ce que grant nombre de gens d'armes estoient venu devant Paris, banniz et autres, du costé du duc de Bourgoigne, comme l'en dit, et avoient essayé de nuit entrer dedans Paris, et de fait, à ce matin, avoient prins tous les chevaulx qu avoient peu trouver de la porte St Denis jusques à Beaumont, où l'en dit quilz se sont retraiz. Et estoient venu soudainement, ne de ce s' estait l'en aucunement aperceu, pour ce que les dictes gens d'armes avoient fait grant chemin en moult petit de temps. Et à Beaumont ont tué, comme l'en dit, plus de xxvin personnes 1 .

(Reg. IX des Matin., fol. 129*°.)

GLXXVI

Les gens du parlement, même prêtres, obligés à s'armer.

Lundi dernier août U18.

Ce jour a esté conseillié jusques à ix heures, à savoir se sur l'ordonnance faicte par le Roy ou par son con-

1 . Les bourguignons aux portes de Paris dans Félibien , IV, 562, mais d'une autre version.

386 PIÈCES INEDITES.

seil céans, de la duchié d'Auvergne, qu'elle seroit mise en la main du Roy et soubz icelle gouvernée l'en, bailleroit exécutoire promptement, ou se l'en actendroit ancores, actendu les empeschemens du temps qui est; et a esté appoinctié que promptement sera ladicte ordonnance exécutée le plus courtoisement que faire se pourra.

Item, admonesta le chan cellier les seigneurs de céans de soy armer et garnir de gens, et que un chacun advisast quel ayde il pourrait faire à la défense de Paris dedans, et se mestier estoit, dehors, et id avoit esté fait, et dit aux notaires et secrétaires du Roy et pareillement à inoy et autres notaires de céans.

(X. 1480, fol. 66).

Vendredi, 4 septembre.

Ce jour a esté enjoint aux seigneurs de céans et serviteurs de la court et advocas et procureurs, qu'ilz alassent à S. Martin monstrer comment ils estoient armez, et qui seroit empeschié, si y envoiast, et qui ne pourrait aujourdui, retournast à demain. Si m'a falu armer; qui m'a cousté plus de xLfr.;* non obstant que je soie prestre. De bonne estrainne soit il frans et quitte par qui faut que prestres se arment.

(Ibid. au verso).

cLxxvir- .

Requête présentée au parlement par les femmes desdahnis.

Du vendredi, 4 septembre 1418. ' -

Ce jour sont venues en la court Jaquelot du Pont; femme de Colin du Pont, mercier du Palais, et bien xx ou xxx autres bourgoises et habitans de Paris, requérans que comme maistre Robert le Maçon, chancelier de la Royne, hier leur eust dit à Saint-Jaques de la Boucherie qu'elles widassent de Paris, et de ce eussent appelle, et nul ne voulsist estre de leur conseil, que la cour leur pourveust (la cour leur donne des conseils). Desquelles femmes l'en dit leur mariz banniz.

(Reg. IX des Matin., fol. Ui«>),

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