‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 14Chapitre 21 sur 69 · TAUT DE LA RÉPUBLIQUE QUE DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

TAUT DE LA RÉPUBLIQUE QUE DE LA RELIGION

SOUS LE RÈGNE DE FRANÇOIS IL ]pA^ REGNIER HE L4. PliAlSTÇHE.

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Outre cft qu'ordinairement la fin des rois est le çcDMaençement dçs remueraens des royaumes, la mort du tout inopinée dji roy Henry deuxiesme, et Testât auquel il laissa son royaume ne pouvQîeat faillir de faire ouverture aux grandes et plus qu'estran^es calamités depuis survenues les unes sur les autres, et lesquelles, continuans encore aujourd'huy, deviennent peu à peu irremédiaUes. La vraye cause s'en trouvera aux dissolutions extrêmes des grands et petits, lesquelles commencèrent à se desborder, estant le roy François premier parvenu à la couronne^ jeune prince plein de son vouloir, et gouverné par une très mauvaise femme, Loyse de Savoye, et coQseiUé par un sien chancelier, feu Anthoine éa Prat, Tun des plus pernicieux hommes qui furent oiicques.Etdès lors eussent couvert et noyé tout Testât de France, n'eust esté que Tambition de Tempereur Charles, cinquiesme du nom, ne permit à ce roy (prince de Son naturel non moins généreux que voluptueux) de vaquer du tout à ses plaisirs et délices. A luy succéda Henry deuxiesme son fils, prince de doux esprit, maiç de fort petit sens, et du tout propre à se laisser mener en lesse. Sous lequel Tambition et Tavarice de ceux qui le possédotent remplirent de sang TAUemagne et TItalie, meirent en vente et comme au plus offrant les loix et toute justice, espuisèrent les bourses des pauvres et des riches par infinies exactions, dont infimes calamités s'ensuyvirent.

Ce roy fut çhastié dû ^^ déportçmçn^ :premièiment par ^ paix ^pn moiaç dommageable que honteuse pour la France, quelque couverture qu'on prinst de^ mariages de ses sœur et§4e; et Çnalemeat en sa propre personne, quand estaut mortellement navré d'unesclat de lance qui le frappa dans'Tœil, le dernier jour de juin 1559, comme il couroit eja lice conU^'e le comte de Montgommery, duquel coup i)( mourut le dixiesme du mois suivant. La comédie de ses grande appareilis fut tournée en une très piteusç tragédie, qui en a depuis engçndré tant dC autres que pous n'en pouvons, çncore voir la fin. M,£^js, s,urtout, ^l^ux crimes par trop horribles , et loute^foi;* contr^^ires Tun à l'autre (à sçayoir Tatlj^éisme et la magiç, dont Tun nie toute divinité, T3,ut,re met le diable au lieu de Dieu ) , passèrcijit dès loçs bien avant en la France, principalement entre ceux qui faisoient leur compte qu'en persécutant très asprement les luthériens, qu'ils appelloyent pour lors, ils feroyeni deux coupsd'uue pierre, couvrant leur impiété , et s'agrandissant des confiscations. £t ce qui ^iggrava en œ fiiict Tire de Dieu, fut que la cognoissance des bonnes lettres (moyen singulier ordonné de Dieu pour apprendre à le cognoistreduement,et par conséquent pour la conservation du genre humain) ayant esté ramenée en France par Iç roy François, plus anobly par cela que pour autre chose advenue de son temps, se tourna aux esprits malins et cu-

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